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Des pics élevés et réguliers d’émanation de méthane sur Mars : Une preuve de vie ?

Crédits : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona/Texas A&M University

Le robot explorateur américain Curiosity aurait-il trouvé une preuve de vie passée ou présente sur Mars? Les scientifiques de la NASA n’écartent pas cette possibilité après que Curiosity ait détecté des émanations régulières de méthane dont l’origine est inconnue. Sur Terre, le méthane est un gaz qui provient à 95 % des micro-organismes et à 5 % d’un simple procédé géologique. Suffisant en tout cas pour prendre la question au sérieux. 

Depuis plus de vingt mois, le robot explorateur collecte des données dans le cratère de Gale, où s’est posé Curiosity en août 2012. Là-bas, les émanations régulières de méthane sont en fait moitié moins importantes que ce que les scientifiques pensaient trouver. Ces émanations-là ont des causes géologiques, et proviennent de la décomposition de la poussière du sol provoquée par la lumière du soleil et par les matériaux organiques transportés par les météorites.

Mais Curiosity a aussi découvert dans ce même cratère de Gale, que le niveau de méthane enregistré « connaissait des pics dix fois plus élevés, parfois à quatre reprises en l’espace de seulement 60 jours martiens ce qui est surprenant étant donné que ce gaz a une durée de vie d’environ 300 ans » déclarent les auteurs de cette recherche parue dans la revue américaine Science. « Ces résultats suggèrent que le méthane est produit occasionnellement ou s’échappe du sol près du cratère de Gale et qu’il se disperse rapidement une fois que ces sources se tarissent », poursuivent-ils.

La possibilité d’une vie microbienne

Il est possible que ce méthane provienne d’organismes vivants, et qu’il ait été produit il y a de nombreuses années, s’échappant petit à petit vers la surface. Une hypothèse tout à fait valable pour le responsable scientifique de la mission Curiosity, John Grotzinger : « Ce méthane détecté peut signaler la présence d’une vie microbienne passée ou actuelle ». Mais pour le savoir, il va falloir se montrer patient. En effet, Curiosity ne dispose pas de la technologie nécessaire à cette étude, et ce n’est de toute façon pas l’objet de la mission.

ASA/JPL-Caltech/SAM-GSFC/Univ. of Michigan
Crédits : ASA/JPL-Caltech/SAM-GSFC/Univ. of Michigan

Sources : NASA, nouvelobs, space

– Illustration : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona/Texas A&M University