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Des étudiants ont participé malgré eux à des recherches sur la reconnaissance faciale !

Crédits : Flickr / Tristan Nitot

Alors que la reconnaissance faciale fait régulièrement débat, une nouvelle affaire est susceptible de ternir un peu plus la réputation de cette technologie. Des recherches datant d’il y a cinq ans auraient fait l’objet d’une utilisation frauduleuse d’images récupérées auprès d’étudiants, sans leur consentement.

Des images clandestines

Selon un article du Denver Post publié le 27 mai 2019, le professeur Terrance Boult de l’Université du Colorado à Colorado Springs (États-Unis) se serait rendu coupable de méthodes non autorisées. Plus précisément, l’intéressé menant des recherches sur la reconnaissance faciale a capturé sans autorisation pas moins de 1 700 images d’étudiants, de membres du corps enseignant et d’autres passants sur le campus de l’université.

Ces recherches menées entre 2012 et 2013 avaient un objectif bien précis. Il s’agissait de comprendre si les algorithmes étaient capables d’identifier des personnes sur de longues distances. Les images ont également été capturées dans un environnement à faible luminosité et comportant des obstacles. Une base de données baptisée Unconstrained College Students (“étudiants sans contraintes”) était prévue pour aider au développement d’algorithmes plus performants.

Par ailleurs, ces recherches ont été menées à l’aide d’un financement provenant de plusieurs sources telles que Bureau de la recherche navale ainsi que l’United States Special Operations Command. Le but était de permettre à la Marine américaine d’utiliser ce genre de technologie. Mais le fait est que l’étude n’a pas été concluante.

Pas moins de 1 700 images destinées à une étude sur lesquelles figuraient entre autres des étudiants ont été capturées sur le campus sans aucun consentement !
Crédits : Wikimedia Commons

Des précautions insuffisantes

Le professeur Terrance Boult estime que la capture d’images dans un lieu public est légale alors que l’université avait autorisé l’étude. En revanche, force est de constater que les précautions prises n’étaient pas suffisantes, puisque l’anonymat des personnes n’était pas assuré. Les clichés diffusés par le Financial Times en témoignent. Selon le principal auteur des recherches, l’article aurait dévoilé davantage d’informations que ce qui était prévu à l’origine.

La reconnaissance faciale revient régulièrement dans l’actualité. Il y a quelques semaines, nous évoquions le fait qu’à terme, 97 % des aéroports en seront équipés aux États-Unis. Plus récemment encore, la ville de San Francisco a interdit la présence de ce dispositif dans son espace public.

Sources : The HillSiècle Digital

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