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Des chercheurs ont enfin percé le mystère des cercles de fées !

Crédits : SAplants / Wikipedia

Jusqu’à aujourd’hui, les cercles de fées représentaient une des plus grandes énigmes de la Nature. Ces petites aires circulaires sans végétation visibles en Afrique et en Australie ne peuvent en effet pas être le fait du hasard. Une équipe internationale déclare avoir trouvé leur origine.

Que sont les cercles de fées ?

Vus du ciel, les cercles de fées sont de petites zones de deux à douze mètres de diamètre au milieu de la végétation. Ces dernières contrastent par leur absence de végétation et par leur forme circulaire (arrondie ou hexagonale). Les cercles de fées sont présents dans les prairies sèches naturelles d’Afrique australe, surtout en Namibie, ainsi qu’en Australie.

Or, leur forme symétrique ne peut pas être le fait du hasard, ce qui a par le passé donné lieu à des théories diverses. Des chercheurs ont évoqué des chutes de météorites, la radioactivité, des remontées de gaz ou encore la présence de termites. Selon une étude parue dans le Journal of Ecology de la British Ecological Society le 21 septembre 2020, la raison est tout autre.

L’équipe internationale à l’origine de l’étude a utilisé un arsenal impressionnant pour mener une enquête de terrain dans l’ouest de l’Australie. Elle a en effet utilisé des drones, des caméras multispectrales, des cartographies, des statistiques spatiales ainsi que des données météorologiques. Les chercheurs se sont intéressés au Triodia, un genre de plante de la famille des Poaceae endémique de l’Australie.

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Crédits : Jeremy T. Hetzel / Flickr

Une réponse naturelle à la sécheresse

Les directeurs de l’étude ont cartographié et classé ces plantes en fonction de leur statut de vitalité, à savoir leur force et leur capacité de croissance. Les chercheurs ont ainsi sondé la région et mesuré ce statut sur cinq parcelles d’un hectare. Selon les résultats, le modèle de Turing explique les motifs à l’origine des cercles de fées.

Les cercles de fées et leur modèle unique doivent leur existence à la présence de rétroactions écohydrologiques biomasse-eau. Les cercles de fées considérés dans l’étude avaient un diamètre de 4m et intégraient des croûtes d’argile. Celles-ci étaient le résultat des précipitations et du ruissellement de l’eau. Or, les cercles de fées constituent une source d’eau supplémentaire essentielle pour la végétation des zones arides. Les herbes hautes permettent alors un certain ombrage facilitant l’infiltration de l’eau dans les racines voisines du cercle.

Selon les scientifiques, les plantes ont l’air de concevoir leur propre environnement de manière active. Elles forment des structures symétriques et espacées permettant un fonctionnement d’écosystème aride même dans des conditions très sèches. Par ailleurs, les chercheurs ont observé que dans les zones moins en proie au stress hydrique, la végétation apparaît plus uniforme. Ainsi, les cercles de fées représentent une réponse de la Nature à la pénurie d’eau.