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Des archéobotanistes ont découvert les plus ancien aliments végétaux cuisinés en Australie, il y a 65 000 ans

Une équipe d’archéobotanistes annonce avoir identifié les plus anciens aliments végétaux cuisinés d’Australie. Leur consommation date d’il y a 65 000 ans.

La traversée fut probablement épique ! Il y a environ 65 000 ans, de premiers humains ont finalement réussi à rejoindre le continent perdu de Sahul, qui est aujourd’hui la côte nord de l’Australie occidentale. Cependant, nous savons encore peu de choses sur ces colons, y compris leur culture, leurs outils et techniques ou leur régime alimentaire. Bref, ce qui leur a permis de prospérer dans ce tout nouvel environnement reste finalement assez méconnu.

De nouvelles découvertes apportent néanmoins un nouvel éclairage sur la vie de ces premiers aborigènes australiens. Ces travaux, publiés dans la revue Nature Communications, décrivent l’analyse de végétaux calcinés vieux d’environ 65 000 ans. Ils ont été retrouvés sur le site archéologique de Madjedbebe, un abri rocheux de grès à l’ouest de la terre d’Arnhem.

Ces restes, peut-on lire, sont les plus anciens aliments végétaux cuisinés en Australie. “Bien que les os d’animaux ne survivent pas très longtemps dans la région de Madjedbebe, remarquablement, les restes de plantes survivent en raison de la carbonisation dans les foyers de cuisine anciens“, explique Anna Florin, archéobotaniste à l’Université du Queensland.

Parmi ces aliments, il y avait des pépins de fruits, des coquilles de noix, des pelures et des parties fibreuses de tubercules et des fragments de tiges de palmiers. La chercheuse pense que ce sont probablement les restes jetés de plats cuisinés et partagés sur le site à l’époque.

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Le site archéologique de Madjedbebe où ont été retrouvés les restes calcinés. Crédits : Matthew Abbott

De nombreux aliments transformés

Le plus intéressant, c’est que la plupart de ces aliments devaient subir plusieurs transformations avant leur consommation. Les fruits nécessitent un traitement minimal, mais les tiges de palmiers, les racines et les tubercules devaient être pelés et cuits par exemple. Le martèlement de la moelle des tiges permettait de séparer l’amidon comestible des fibres moins digestes. Et d’après les chercheurs, ces techniques de préparation pouvaient prendre plusieurs jours.

Jusqu’à présent, nous pensions que les premiers humains migrant à travers l’Asie du Sud-Est s’étaient nourris en effectuant le moins d’efforts possibles, en se déplaçant le long des côtes à la recherche de crustacés par exemple. Cependant, cette nouvelle étude remet en doute cette idée.

Les Premiers Australiens avaient beaucoup de connaissances en botanique. C’est l’une des raisons pour laquelle ils ont prospéré dans ce nouvel environnement”, conclut Anna Florin.

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