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Des applications mobiles du Play Store permettaient de surveiller d’autres personnes !

Crédits : PxHere

Le célèbre éditeur d’antivirus Avast a identifié sur le Google Play Store des applications dont la nature est aussi étonnante qu’effrayante. Il s’agit d’applications à installer sur le smartphone d’une personne afin de surveiller cette dernière à son insu ! Heureusement, ces logiciels ont été supprimés par Google après signalement.

Des « stalkerware »

Jusqu’à il y a peu, le Google Play Store proposait encore des applications permettant la surveillance d’une personne. Celles-ci ont été signalées par l’éditeur d’antivirus Avast, selon un communiqué publié le 17 juillet 2019. Dans celui-ci ont été évoquées sept applications probablement conçues par un développeur russe, dont voici les noms : Spy Kids Tracker, Phone Cell Tracker, Track Employees Check Work Phone Online Spy Free, Mobile Tracking, SMS Tracker, Spy Tracker et Employee Work Spy.

«Nous classons ces applications dans la catégorie stalkerware. À l’aide d’apklab.io [la plateforme de détection des menaces mobiles d’Avast], nous pouvons identifier rapidement ces applications et collaborer avec Google pour les supprimer »,
 a déclaré Nikolaos Chrysaidos, responsable de l’intelligence et de la sécurité des menaces mobiles chez Avast.

Si ces applications ont été supprimées par Google après le signalement, ces dernières ont visiblement eu le temps de faire des victimes. En effet, ces sept applications totalisaient avant leur disparition pas moins de 130 000 téléchargements. Les deux plus utilisées – à savoir Spy Tracker et SMS Tracker – comptabilisaient à elles seules environ 50 000 téléchargements !

Pas moins de 7 applications du Google Play Store permettaient la surveillance de personnes !
Crédits : Avast

Des applications qui passent inaperçues

Selon Avast, ces applications ont visiblement été mises au point « pour permettre aux utilisateurs de surveiller des employés, des partenaires amoureux ou des enfants ». La première étape consistait à avoir accès au téléphone de la victime, ce qui était loin d’être impossible dans le cas d’un proche.

Installés sur le smartphone en question, les programmes pouvaient se fondre dans le décor et passer inaperçus grâce à l’absence d’icône. Suivant les divers programmes, le mobile de la victime pouvait transmettre de nombreuses données à l’espion, comme la liste des contacts, la géolocalisation ou encore les SMS !

Dans sa publication, Avast a rappelé que ces applications étaient totalement contraires à l’éthique. En effet, celles-ci constituaient une sérieuse atteinte à la vie privée des personnes ciblées. L’éditeur a estimé que ces programmes pouvaient amener à des comportements criminels provenant de harceleurs, de partenaires amoureux violents ou encore d’employeurs.

Sources : ZDnetPresse Citron

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