Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet prochain, la minute entre 23 h 59 et minuit (en « temps universel coordonné » UTC ou plus souvent appelé GMT) durera 61 secondes. Un phénomène qui s’explique par la rotation irrégulière de la planète.

Le temps va se permettre un petit caprice dans la nuit du 30 juin au 1er juillet prochain. En effet, la dernière minute du mois de juin 2015 durera 61 secondes. En France, c’est entre 1 h 59 min et 2 heures du matin que cette seconde supplémentaire se glissera.

On explique ce phénomène par l’accord de deux échelles de temps ; celle du Temps Universel (TU) basé sur la rotation de la Terre et sa position par rapport aux astres et celle du Temps Atomique International (TAI). La Terre ayant tendance à ralentir sur le long terme à cause de l’attraction gravitationnelle de la Lune et du Soleil, des séismes ou encore des variations des calottes glaciaires, elle viendra donc se heurter à l’exactitude des horloges atomiques qui elles, n’enregistreraient qu’une seconde de dérive tous les 300 millions d’années. « La Terre tourne de manière fantaisiste alors que les horloges atomiques sont drastiques », nous explique Daniel Gambis, directeur du Service de la Rotation de la Terre.

Si cet ajustement n’aura aucune incidence sur nous, Daniel Gambis explique également que « les grands systèmes de navigation par satellites, les systèmes de synchronisation des grands réseaux d’ordinateurs devront en revanche prendre en compte cette modification sous peine d’encourir des bugs. » En revanche, pour les plus pointilleux d’entre nous, il sera toujours possible d’ajuster sa montre à la seconde près en téléphonant à l’horloge parlante.

Si cette fantaisie temporelle pourrait prêter à sourire, certains pays comme les États-Unis ou la France souhaiteraient la supprimer, la jugeant inutilement compliquée, alors que d’autres, le Royaume-Uni en tête, plaident pour son maintien. Pour eux, supprimer la seconde intercalaire reviendrait « à s’abstraire du temps naturel », lié aux astres. « Est-ce qu’on veut mettre l’Homme au service de la technologie ou la technologie au service de l’Homme? » s’interroge Daniel Gambis.

En novembre, une réunion sera organisée dans le cadre de l’UIT (Union Internationale des Télécommunications) à Genève à ce sujet.

Source : Huffington Post