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Depuis trois ans, la Terre a une deuxième lune

Crédits : capture d'écran twitter/Kacper Wierzchos

Une équipe d’astronomes annonce la découverte d’un objet naturel en orbite autour de la Terre. Une « mini-lune » piégée par l’attraction gravitationnelle de notre planète il y a environ trois ans.

En matière de satellites naturels la Terre fait pâle figure comparée à d’autres géantes comme Jupiter ou Saturne, qui en abritent respectivement 79 et 82 (de nouveaux ont été découverts récemment). Notre planète, elle, fait ce qu’elle peut avec ses moyens. Depuis environ 4,3 milliards d’années nous sommes accompagnés par la Lune, et jusqu’à preuve du contraire, cette alliance nous convient parfaitement. Mais il semblerait qu’un « petit nouveau » se soit incrusté dans cette relation.

Pas plus gros qu’une voiture

Il y a quelques jours, des astronomes de la Catalina Sky Survey, en Arizona (États-Unis) ont en effet repéré un petit objet se déplaçant rapidement dans le ciel. Des analyses de suivi faites avec d’autres télescopes ont ensuite confirmé la découverte. Cet objet baptisé 2020 CD3 semble tout à fait naturel. Selon le Minor Planet Center, il s’agit probablement d’un astéroïde. Et selon les calculs, il serait lié gravitationnellement à la Terre depuis environ trois ans.

Cette nouvelle « lune » n’est pas très grande – entre 1,9 et 3,5 mètres de diamètre. Autrement dit, elle n’est pas plus grosse qu’une voiture. Elle fait le tour de la Terre en 47 jours, opérant sur une large orbite de forme ovale.

Une relation temporaire

Notez que ce n’est pas la première fois que notre planète « happe » un objet de ce genre. En 2016, un petit objet nommé RH120 2006 a lui aussi « traîné dans le coin » entre septembre 2006 et juin 2007, avant d’être finalement expulsé de l’orbite terrestre.

L’orbite de CD3 2020 étant visiblement instable, il y a fort à parier que ce nouvel objet subira le même sort. C’est donc une nouvelle lune, mais une nouvelle lune temporaire. « Elle s’éloigne déjà du système Terre-Lune au moment où nous parlons« , explique en effet Grigori Fedorets, de l’Université Queen’s de Belfast (Royaume-Uni).

Selon lui, il est même probable que cette liaison se termine dès le mois d’avril. Néanmoins, des calculs supplémentaires seront nécessaires pour véritablement le confirmer.

On rappelle également qu’il y a un an, des astronomes ont annoncé la découverte d’un nouveau satellite de Neptune. Cette lune, permanente cette fois, a été baptisée Hippocampe. Elle est à ce jour la plus petite des sept lunes intérieures de la planète.

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