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La dépression de Danakil en Ethiopie, l’un des lieux les plus inhospitaliers sur Terre

Crédits : Achilli Family Journeys / Flickr

Située dans la Corne de l’Afrique, l’Éthiopie est le berceau de l’un des endroits les plus inhospitaliers de la planète, la dépression de Danakil. On l’appelle aussi la « vallée extraterrestre », puisque les êtres qui y survivent offriraient une certaine idée de la manière dont une vie extraterrestre pourrait exister.

Ne vous fiez pas au beau paysage coloré de jaune, de vert, de blanc et de rouge par les divers sels qui peignent la dépression de Danakil, en Éthiopie. Car si l’endroit est beau, il n’en est que plus inhospitalier, avec un air dans la « vallée extraterrestre » qui oscille entre 30 °C la nuit et 42 °C le jour, saturé de vapeurs de chlore et de soufre et une eau chauffée presque à son point d’ébullition, et qui contient, de plus, de nombreux contaminants dangereux.

Inhospitalière, oui, mais pas pour tous les organismes. En effet, selon les experts de la communauté scientifique Europlanet, des micro-organismes qui constituent au moins trois écosystèmes tout à fait viables ont élu domicile dans cette vallée, comme le révèle le site astrobiology. Seulement, à cause des conditions extrêmes qui sévissent dans la vallée et empêchent toute étude approfondie de l’endroit, aucune parution scientifique ne vient éclaircir notre savoir sur ces micro-organismes.

Ce n’est que ce mois-ci que les experts ont commencé à étudier avec plus de précision la dépression de Danakil afin d’au moins combler quelques lacunes. Par exemple, sur l’eau qui y coule. Celle-ci serait comparable à l’eau qui existait sur Terre avant l’apparition de la vie, puisqu’on y trouve une eau chauffée par endroits à 90 °C et saturée d’acides parce qu’elle passe à travers des roches brûlées par des coulées de lave. Désormais, l’objectif principal des scientifiques est de parvenir à effectuer une étude approfondie de la composition géochimique de l’eau et des pierres de la vallée, ainsi que l’étude de l’ADN des organismes qui y vivent.

Source : astrobiology