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Départ imminent pour la mission qui doit ramener des poussières d’astéroïdes sur Terre

Credits: NASA

OSIRIS-REx, tel est le nom de la mission sur le point de voir le jour, qui va notamment consister en l’envoi d’un vaisseau vers l’astéroïde Bennu, Son but ? Récolter des poussières vieilles de 4,5 milliards d’années. Une mission qui va permettre d’étudier comment les planètes se sont formées et comment la vie a commencé, ainsi que d’améliorer notre compréhension des astéroïdes.

D’un gobelet en plastique à une mission à 800 millions de dollars, en l’espace de dix ans. Voilà comment a évolué la mission OSIRIS-REx de la Nasa, qui verra un vaisseau quitter la Terre le 8 septembre prochain vers l’astéroïde Bennu. Tout a donc commencé il y a dix ans, lorsque l’ingénieur américain Jim Harris menait une première expérience avec un gobelet en plastique qui a donné naissance au « Muucav« , soit le mot aspirateur en anglais (vacuum) lu à l’envers, devenu le TAGSAM (Touch and Go Sample Acquisition Mechanism), le mécanisme qui doit ramener des particules d’astéroïdes sur Terre. « En l’espace de dix ans, du chemin a été parcouru depuis un gobelet en plastique devant un garage jusqu’à ce que vous voyez maintenant« , constate Rich Kuhns, gestionnaire de programme pour le groupe aérospatial Lockheed Martin à Denver.

Non habité, le vaisseau partira le 8 septembre et pèse un peu plus de deux tonnes. Il sera lancé avec une fusée Atlas V depuis la base de Cape Canaveral en Floride pour une mission qui devrait durer jusqu’en 2023. Le principal défi de l’appareil qui rentrera brièvement en contact avec l’astéroïde Bennu – sans toutefois s’y poser – est d’attraper les poussières dans un environnement où l’absence d’atmosphère et de gravité rend la tâche difficile.

Durant cette approche, la sonde descendra « lentement vers la surface de l’astéroïde Bennu. Après le contact initial, le TAGSAM sera en contact avec Bennu pendant plusieurs secondes alors que la sonde rebondit. C’est pendant ce bref intervalle de temps que le TAGSAM utilisera de l’azote comprimé pour fluidifier la poussière et la propulser à travers son filtre« , comme l’a expliqué à l’AFP Christian d’Aubigny, un français participant au projet. Selon la programmation réalisée sur le vaisseau, ce dernier devrait ramener au moins 60 grammes de poussières « qui remontent à l’aube de notre système solaire« , une collecte qui devrait intervenir en 2020. « Les trois quarts de l’échantillon seront mis de côté pour de futurs chercheurs et ce, pour répondre à des questions scientifiques que nous ne nous sommes même pas encore posées » explique Gordon Johnston, un cadre d’OSIRIS-REx.

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