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Le dentiste qui manquait d’hygiène : 22.000 patients anglais rappelés pour un dépistage

Crédits : jarmoluk / Pixabay

Ils sont des milliers à avoir été rappelés ce 12 novembre pour passer des tests de dépistage du VIH et hépatites B et C, après être passés entre les mains du dentiste britannique Desmond D’Mello, installé à Nottingham. L’homme est suspecté de ne pas avoir respecté les procédures élémentaires d’hygiène pendant … plus de trente ans.

Vous n’étiez déjà pas très folichon du dentiste, vous le serez probablement encore moins aujourd’hui. L’affaire fait suite à la transmission aux autorités, en juin 2014, d’une vidéo révélant les conditions d’hygiène plus que douteuses dans lesquelles il opérait depuis des années. Ces images révélaient en effet que le médecin ne respectait pas les mesures élémentaires d’hygiène, comme se laver les mains entre deux consultations, ou changer de gants entre deux opérations, la base. Pour ne rien arranger, les enquêteurs ont découvert en juillet dernier que l’équipement du dentiste était stocké « dans les toilettes réservées au personnel », selon les services de santé publique britannique (NHS).

Suite à ces découvertes, le NHS a donc jugé nécessaire de rappeler les plus de 22.000 patients traités par le médecin depuis maintenant 32 ans, afin passer des tests sanguins pour dépister le VIH, ainsi que les hépatites B et C, à titre préventif. En effet, des tests effectués sur le dentiste ont révélé que celui-ci n’était porteur d’aucune de ces maladies. Un risque infectieux considéré ainsi comme « faible », mais suffisamment sérieux pour qu’une vérification s’impose à l’ensemble des patients. On est jamais trop prudent.

D’ailleurs, selon le Daily Telegraph, la police britannique enquêterait actuellement sur le décès d’une jeune femme de 23 ans, qui fait suite à une infection virale survenue quelques jours après son passage au cabinet du Dr Desmond D’Mello. Même si aucune conclusion n’a encore été établie, certain(e)s pourraient se demander si l’affaire de ce dentiste n’est aujourd’hui qu’un « simple » cas isolé ; au premier janvier 2013, on dénombrait plus de 40 000 chirurgiens-dentistes dans l’hexagone.

Source : National Health Service