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Dentifrices et crèmes de soin, véritables fléaux des océans !

Crédits : masterralf / Pixabay

Une étude anglaise estime que les « micro-perles » que contiennent les crèmes de soin et les dentifrices composent une partie des microparticules de plastique qui se retrouvent dans les océans.

L’étude provient de l’Université de Plymouth en Angleterre et a été publiée par le journal scientifique Marine Pollution Bulletin disponible depuis le 30 juillet 2015. Il s’avère que dans la part des plastiques que l’on trouve dans les océans, bon nombre de micro-plastiques ont pour origine les crèmes de visages et dentifrices, produits d’usage au quotidien. Les produits incriminés incluent également les savons et autres nettoyants, en somme, tous les produits dits exfoliants.

Des produits mal conçus

Se brosser les dents et se laver les mains, mauvais pour les océans ? Il semble que oui, mais le souci est à prendre à la source :

« C’est un problème causé par une mauvaise conception du produit, sans aucune considération pour les conséquences au niveau de la contamination de l’environnement. La solution est d’arrêter d’utiliser des particules de plastique dans ces produits. De mon point de vue, cela ne peut être accompli que par une action volontaire et efficace des producteurs ou via la législation » explique Richard Thompson, l’un des chercheurs ayant mené l’étude.

Il semble que toute action de retrait des micro-perles de plastique est impossible et aucun moyen n’existe pour rendre le consommateur plus responsable. Il incombe donc aux industriels de considérer le problème lors de la fabrication. La législation doit également jouer son rôle : aux États-Unis, des lois de régulation sur les micro-perles ont vu le jour dans des états comme la Californie, l’Illinois (depuis 2014), le Maine, le New Jersey, le Colorado, l’Indiana ou encore le Maryland. Le Congrès américain plancherait également sur la question.

Des conséquences désastreuses

« Les expériences en laboratoire ont montré que de petites quantités de micro-plastiques peuvent réduire la capacité des organismes marins à digérer la nourriture qu’ils mangent. » Cela pourrait donc avoir de graves conséquences sur la reproduction et la croissance des animaux marins.

Les animaux marins confondent le plancton avec les micro-plastiques. En effet, la plupart des micro-perles observées par les chercheurs étaient bleues ou blanches, donc de la même couleur que le plancton consommé par les poissons de surface par exemple. Ces derniers étant des prédateurs usant de leur vue, il est aisé de cerner le problème auquel ils sont exposés sans s’en apercevoir.

Selon Richard Thompson, citant des études passées, environ 700 organismes marins doivent faire face à ces déchets produits par l’humain et rejetés dans leur environnement naturel. Ces déchets sont à 90 % composés de plastique. De plus, les plastiques absorbent d’autres polluants, augmentant considérablement leur dangerosité.

Sources : Marine Pollution BulletinVice NewsConsoGlobe