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Ces astronomes ont besoin de vous pour découvrir de nouvelles planètes

Crédits : ESO / L. Calçada / spaceengine.org

Si vous avez toujours voulu rechercher de nouvelles planètes, votre heure est peut-être arrivée. L’équipe d’astronomes en charge de la Next-Generation Transit Survey (NGTS) a en effet besoin d’aide pour traiter l’énorme volume de données amassé par son réseau de télescopes. Votre mission, si vous l’acceptez, sera de revérifier et de confirmer (ou non) les signaux de transit identifiés par les logiciels.

Devenez chasseur d’exoplanètes

L’une des méthodes les plus efficaces pour identifier la présence de nouvelles planètes est celle du transit. Celle-ci consiste à mesurer la courbe de lumière émise par les étoiles lointaines. Des baisses périodiques de luminosité sont alors parfois observées, trahissant souvent le passage de planète devant leur étoile de notre point de vue. Ces changements sont caractérisés par de très faibles pendages pendant des périodes de temps fixes.

Cela dit, d’autres phénomènes comme l’équivalent des taches solaires sur d’autres étoiles peuvent également provoquer des creux d’apparence similaires dans une courbe de lumière. De nombreuses étoiles connaissent également des variations à court terme de leur activité. Enfin, contrairement aux observatoires spatiaux, les télescopes terrestres du réseau du NGTS doivent également composer avec les perturbations de l’atmosphère terrestre.

En raison de ces difficultés, l’équipe NGTS a enregistré de nombreux transits potentiels signalés comme « intéressants » par son logiciel. Toutefois, ces données contiennent inévitablement de nombreux « faux positifs ». Aussi, les astronomes doivent systématiquement « repasser derrière » les ordinateurs pour confirmer ou non la pertinence des signaux relevés. Toutefois, la quantité de données amassées est telle que l’équipe de la NGTS ne peut faire tout le travail. Elle s’est donc associée à la plateforme de science citoyenne Zooniverse pour demander de l’aide du public.

Étoile Barnard exoplanète planète
Illustration de l’étoile de Barnard, à six années-lumière, et de sa planète en transit, probablement une Super-Terre. Crédits : European Southern Observatory / L. CALÇADA

Quel genre de plongeon ?

Les personnes intéressées pour participer peuvent accéder à la page du projet sur la plateforme Zooniverse et se laisser guider. Si vous êtes un nouvel utilisateur, un didacticiel vous expliquera les différents types de courbes de lumière signalées par les algorithmes informatiques. Ceux-ci incluent des éléments tels que des lacunes dans les données, une courbe mal caractérisée ou encore un désordre chaotique causé par la variabilité stellaire. Une fois les consignes comprises, c’est à vous de jouer !

Si vous avez besoin d’aide lors de la classification, le guide « Besoin d’aide pour cette tâche » vous proposera des exemples de transits planétaires et d’autres phénomènes que vous pourriez rencontrer dans les données NGTS.