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Découverte exceptionnelle de quatre glyptodons en Argentine

Crédits : Heinrich Harder/domaine public

Il y a quelques jours, un fermier argentin est tombé sur les restes fossiles de quatre glyptodons. Une découverte exceptionnelle qui permettra d’en apprendre davantage sur ces animaux énigmatiques.

Alors qu’il emmenait paître ses vaches, Juan de Dios Sota, humble fermier argentin, est tombé il y a quelques semaines sur de gigantesques carapaces qui semblaient sortir du sol, au fond du lit d’une rivière asséchée. Intrigué, il a donc décidé de contacter les autorités locales qui, rapidement, ont envoyé deux paléontologues sur place. Après analyses, les chercheurs ont finalement identifié quatre glyptodons.

Des géants de deux tonnes

Les glyptodons sont les ancêtres des tatous. Nous le savons depuis 2016 grâce à des analyses ADN. Ces géants, qui pouvaient peser jusqu’à deux tonnes, ont vécu il y a entre 30 millions d’années et 10 000 ans au Brésil, en Argentine et en Bolivie.

Une extinction qui coïncide d’ailleurs étrangement avec l’arrivée de l’Homme sur le continent sud-américain. Il a notamment été avancé que nos ancêtres s’étaient attaqués à ces animaux pour leur chair, mais aussi pour leurs grandes carapaces qui permettaient de se mettre à l’abri en cas de mauvais temps.

Outre les Hommes, les glyptodons devaient également composer avec les Phorusrhacidae, une famille éteinte de très grands oiseaux préhistoriques. Ces derniers étaient incapables de voler, certes, mais ils semblaient particulièrement féroces.

Glyptodon
Les quatre carapaces mises à jour dans le lit du ruisseau Vallimanca, près de la Laguna San Luis. Crédits : Incuapa

Morts en famille

Les restes de glyptodons se faisant très rares, on ignore cependant encore beaucoup de choses sur ces anciens animaux. D’où l’importance de cette nouvelle découverte. Celle-ci est par ailleurs exceptionnelle dans la mesure où ces quatre spécimens – deux adultes et deux juvéniles de sexes différents – ont visiblement péri ensemble. Il est donc fort possible qu’ils appartenaient tous à la même famille.

« Ce genre de cas, où plusieurs spécimens meurent dans les mêmes circonstances, est vraiment exceptionnel, explique le paléontologue Ricardo Bonini. Cette nouvelle découverte nous fournira sans aucun doute beaucoup d’informations sur ces animaux énigmatiques et nous permettra de tester plusieurs hypothèses avancées au cours de ces dernières années ».

L’une de ces hypothèses suggère que ces animaux présentaient un important dimorphisme sexuel. Le fait de tomber sur deux mâles et deux femelles d’âges différents pourrait donc permettre de répondre à cette interrogation.

Les détails de l’étude ont été publiés dans la revue Incuapa.

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