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Découverte d’une nouvelle espèce de mammifère épineux qui vivait au temps des dinosaures

Montage : SciencePost/Wikipedia

C’est il y a 125 millions d’années que vivait cette nouvelle espèce de mammifère découverte qui était dotée de poils, mais également d’épines. De la taille d’un rat, cette nouvelle espèce disposait également de pattes fouineuses semblables à celles d’un tatou. 

Spinolestes xenarthrosus, voici le nom attribué à cette nouvelle espèce de mammifère qui vivait au temps des dinosaures. Une découverte rendue possible par l’étude d’un fossile parfaitement conservé retrouvé en 2011 à Las Hoyas, un gisement du Crétacé inférieur (-127 millions d’années) situé en Espagne près de la ville de Cuenca.

Dans la revue britannique Nature, l’équipe de paléontologues décrit ce mammifère comme une « boule de poils » appartenant à l’ordre des eutriconodontes, une lignée de mammifères disparus à la fin de l’ère Mésozoïque (-252,2 à -66 millions d’années). Il était de la famille des gobiconodontes.

Le mammifère mesurait environ 25 cm de long, pesait entre 50 g et 70 g et se nourrissait d’insectes et de larves grâce à des dents acérées. Il disposait d’une colonne vertébrale, d’une crinière le long du dos, de pattes aptes à fouiller la terre et des épines semblables à celles du hérisson. C’est cette présence d’épines qui le rend « unique en son genre », souligne le CNRS (Centre national de la Recherche Scientifique) français, dont un chercheur à l’Université de Rennes, Romain Vullo, a participé à l’étude. « Son évolution s’est faite indépendamment d’espèces à épines comme les hérissons ».

Le fossile retrouvé possédait encore des bronchioles pulmonaires et des restes du foie. « Il s’agit des plus anciens organes internes de mammifères jamais trouvés », souligne Thomas Martin, chercheur à l’Université de Bonn, l’un des auteurs de l’étude. Grâce à ce fossile, « nous avons des preuves concluantes que plusieurs caractéristiques fondamentales des mammifères étaient déjà bien établies il y a 125 millions d’années, au temps des dinosaures », indique Zhe-Xi Luo, chercheur à l’Université de Chicago, un des auteurs de l’étude.

Source : Nature