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Découverte d’une nouvelle espèce de lézard marin qui vivait il y a 70 à 75 millions d’années

Le lézard marin nouvellement découvert, appelé Primitivus manduriensis, chassait dans les eaux peu profondes de ce qui est maintenant les Pouilles, en Italie, il y a 70 à 75 millions d'années. Crédits : Fabio Manucci

Une équipe de paléontologues de l’Université de l’Alberta (Canada) annonce la découverte en Italie d’une nouvelle espèce de lézard marin étonnamment bien conservé, qui vivait au temps des dinosaures, il y a 70 à 75 millions d’années.

Il avait une queue plate, un cou qui mesurait un mètre de long, un grand museau et ses membres étaient en forme de pagaie. Primitivus manduriensis, un lézard marin apparenté (dolichosaure) aux serpents et aux mosasaures, a récemment été découvert dans les Pouilles, en Italie. L’environnement était autrefois un milieu aquatique peu profond. Après sa mort, le lézard serait tombé au fond de l’eau avant d’être recouvert de sédiments, à l’abri de l’eau en mouvement qui aurait autrement dispersé ses restes. Sans prédateurs apparents pour se nourrir de la carcasse, le fossile est resté en grande partie intact.

« Les lézards marins sont essentiellement de petits animaux à corps long qui ressemblent à des lézards réguliers avec des cous et des queues plus longs », explique Ilaria Paparella, auteure principale de l’étude. « Ils ont des “mains” et des “pieds” en forme de pagaie pour nager, mais ils peuvent aussi se déplacer sur terre ». Le fossile est significativement plus jeune que les autres spécimens existants du groupe, prolongeant ainsi la durée de leur existence d’environ 15 millions d’années.

Les tissus mous de ce nouveau spécimen, y compris les écailles, les muscles et la peau, étaient par ailleurs particulièrement bien conservés. Un véritable coup de chance : « Il doit y avoir des conditions très spéciales pour que les tissus mous soient préservés sur un fossile », poursuit-elle. « L’endroit où a été trouvé Primitivus manduriensis a beaucoup de potentiel et nous espérons obtenir des autorités italiennes l’autorisation de mener d’autres recherches sur le terrain ».

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Royal Society Open Science.

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