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Découverte d’ossements ayant probablement appartenu au modèle de la Joconde, Lisa Gherardini

Crédits : Louvre Museum / Wikipédia

Depuis 2011, des chercheurs italiens procèdent à des fouilles dans un couvent de Florence, en Italie, afin de mettre la main sur le crâne de Lisa Gherardini, pour reconstituer son visage. Si celui-ci n’a pas été retrouvé, ils ont mis au jour un fémur, vraisemblablement celui du modèle de la Joconde.

Lisa Gherardini est considérée comme la femme qui a servi de modèle au célébrissime chef-d’œuvre de Léonard De Vinci, La Joconde. Née en 1479, elle était l’épouse d’un marchand de soie florentin, Francesco del Giocondo, qui aurait commandé au maître ce portrait de son épouse en 1503, aujourd’hui au Musée du Louvre à Paris. Au décès de son mari, Lisa Gherardini s’était retirée parmi les franciscaines du couvent Sainte-Ursule, au centre de Florence, où deux de ses filles étaient religieuses et où elle a vraisemblablement été inhumée à sa mort en 1542.

Aujourd’hui désaffecté, le couvent florentin est le théâtre de fouilles depuis 2011 où un groupe de chercheurs italiens comptait mettre la main sur le crâne du modèle, afin de reconstituer le visage de celle qui fascine toujours autant, pour affirmer avec certitude son identité. Aujourd’hui terminées, ces fouilles se concluent par un échec. « C’est une déception », reconnaît Giorgio Gruppioni, professeur d’anthropologie à l’Université de Bologne.

Toutefois, ces fouilles ont tout de même permis la découverte des restes d’une douzaine de personnes, dont huit étaient des squelettes en bon état de conservation, mais que la datation au carbone 14 a révélés trop vieux pour que l’un d’eux soit celui de Lisa Gherardini. Les quatre autres ont été retrouvés dans une tombe commune qui ne contenait plus que des fragments de squelettes. Parmi ces fragments, un fémur qui appartiendrait cependant bien à Lisa Gherardini.

« Une convergence d’éléments allant des examens anthropologiques aux documents historiques permet de conclure que ces restes sont probablement ceux de Lisa Gherardini », a affirmé Silvano Vinceti, un historien ayant coordonné les recherches, lors d’une conférence de presse à Florence. Seulement, une confirmation par comparaisons ADN ne sera pas possible. En effet, le caveau familial où reposent les proches de Mona Lisa ayant été régulièrement inondé, l’humidité a eu raison des squelettes du mari et des fils de la noble dame. « Nous n’avons retrouvé que quelques dents d’adultes, d’où il a été impossible en l’état actuel des techniques d’extraire une séquence ADN », explique Giorgio Gruppioni.

Source : 7sur7