in

Découverte de deux nouvelles planètes “vagabondes”

Crédits : NASA/JPL-Caltech

Une équipe d’astronomes annonce la découverte de deux nouvelles planètes “vagabondes” dans notre Galaxie, celles-ci ne dépendant d’aucune étoile. Quant à savoir si elles pourraient abriter la vie, impossible à dire. Les détails de l’étude sont disponibles sur arxiv.

On imagine souvent une planète en orbite autour d’une étoile, mais il existe dans notre Galaxie des mondes vagabonds qui errent seuls dans le noir quasi complet. Il arrive en effet parfois qu’autour d’une étoile, des planètes se retrouvent sur des orbites quasi circulaires. Elles accumulent alors de petites perturbations gravitationnelles qui, au final, vont les mener à se rapprocher d’autres planètes. Certaines se rapprochent un peu trop et parfois, l’une d’entre elles se retrouve éjectée. C’est probablement ce qui arrivé à ces deux mondes nouvellement découverts.

Comment les repérer ?

Ne dépendant d’aucune étoile, et n’ayant accès à aucune source de lumière, ces planètes sont généralement très difficiles à repérer. En temps normal, on fait appel à la méthode du transit – une baisse régulière de la luminosité de l’étoile indique le passage d’une planète en faisant le tour. Mais comment faire s’il n’y a pas d’étoile ?

planète, exoplanète vagabonde voie lactée galaxie
Illustration d’artiste d’une planète “vagabonde”. Crédits : NASA

L’équipe d’astronomes de l’Université de Varsovie, en Pologne, à l’origine de la découverte, explique s’être ici appuyée sur la technique de la micro-lentille gravitationnelle. Au cours de leurs recherches, en scrutant le ciel, les chercheurs ont en effet repéré des points de lumière d’étoiles lointaines déformés par la force d’attraction gravitationnelle d’objets dérivant sur le chemin de cette lumière. En l’occurrence ici : deux planètes.

Difficile en revanche d’en savoir davantage sur ces deux mondes. Selon les astronomes, l’une d’elles pourrait être deux à vingt fois plus massive que Jupiter. L’autre serait entre 2,3 et 23 fois plus massive que la Terre. Beaucoup d’approximations, donc. La découverte implique en revanche le fait que ces mondes solitaires pourraient être plus nombreux qu’on ne le pense dans la Galaxie, et par extension dans l’Univers – peut-être des milliards, rien que dans la Voie lactée.

Une possible vie extra-terrestre ?

En 1999, l’astronome David J. Stevenson suggérait que ces mondes à la dérive pourraient effectivement, et en théorie, abriter la vie. Ils maintiendraient une atmosphère épaisse et permanente grâce à une chaleur radiative émanant d’une activité géologique. Selon lui, une telle énergie serait suffisante pour chauffer la surface à des températures au-dessus du point de fusion de l’eau – et donc permettre la présence d’océans.

Rappelons par ailleurs la récente étude menée par Yu-Cian Hong de l’Université Cornell de New York et Sean Raymond du Centre national français de recherche scientifique à Paris. Ils suggéraient il y a quelques mois que les lunes les plus proches de ces planètes “errantes” pourraient aussi se maintenir. Celles-ci pourraient alors aider à la préservation d’une potentielle atmosphère grâce au chauffage dû aux forces de marée.

Source

Articles liés : 

L’Univers pourrait être plein de mondes habitables qui n’ont pas de soleil

Sur combien d’exoplanètes connues pourriez-vous techniquement marcher ?

Pourrons-nous bientôt observer directement les exoplanètes ?