Découverte d’une cité maya au fin fond de la jungle mexicaine

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Crédits : Wirestock/iStock

Une équipe d’archéologues annonce avoir découvert les restes d’une cité maya perdue cachée au plus profond de la jungle de la péninsule du Yucatán en utilisant une méthode de télédétection. Le site, qui se situe dans la réserve écologique de Balamkú dans l’État mexicain de Campeche, contient plusieurs grandes pyramides.

Comment fonctionne la technologie LiDAR ?

La technologie LiDAR (Light Detection and Ranging) est une méthode de télédétection permettant de mesurer des distances et de créer des cartes en utilisant des impulsions de lumière laser. Ces impulsions, lorsqu’elles rencontrent un objet ou une surface, sont en effet réfléchies puis renvoyées vers un capteur. En mesurant le temps écoulé entre l’émission du laser et la réception du signal réfléchi, il est possible de déterminer la distance entre l’objet et le capteur avec une grande précision. Par ailleurs, en utilisant des scanners LiDAR rotatifs ou des matrices de capteurs, des informations sur la forme, la structure et la texture d’une surface peuvent être obtenues.

La technologie est de plus en plus populaire en archéologie. En février 2018, elle avait notamment permis d’isoler pas moins de 60 000 structures dans le Parc national de Tikal, dans le nord du Guatemala.

Une nouvelle cité

Récemment, des archéologues ont pu identifier les restes d’une cité maya perdue d’environ cinquante hectares nichée au plus profond de la jungle de la péninsule du Yucatán, au Mexique. Ils ont nommé l’emplacement « Ocomtún », qui signifie « colonne de pierre » en Yucatec Maya. Il s’agit d’un clin d’œil aux nombreuses colonnes qui parsèment le site.

La technologie LiDAR a également révélé plusieurs structures pyramidales, la plus haute culminant à près de quinze mètres de haut.

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Une image aérienne de la cité maya perdue réalisée à l’aide du lidar. (Crédits : Institut national d’anthropologie et d’histoire – INAH

Une fois sur place, les archéologues ont découvert des céramiques datant du Classique tardif (600-800 apr. J.-C.), ainsi que « des structures basses et allongées disposées presque en cercles concentriques », selon un communiqué. Ils ont également isolé un nouveau terrain de jeu de balle. Très populaire au sein des Amériques au cours de ces derniers milliers d’années, ce jeu opposait deux équipes qui utilisaient une balle en caoutchouc sur un court en forme de L.

Selon l’archéologue en chef Ivan Ṡprajc, chef de département à l’Institut d’études anthropologiques et spatiales de Slovénie, le site aurait pu servir de centre important au niveau régional.

Pour rappel, les Mayas disposaient de nombreux sites urbains dispersés dans le sud du Mexique et en Amérique centrale. La civilisation aurait atteint son apogée au cours du premier millénaire apr. J.-C. pour finalement « s’effondrer’ il y a entre 1 000 et 1 200 ans.