in

Ce ver pourrait nous offrir la nouvelle arme anti-obésité

Crédits : wikipédia / Jcrocfer

Et si l’on découvrait le secret de la lutte contre l’obésité chez le ver ? C’est peut-être le cas, après qu’une équipe de chercheurs a découvert chez un ver un gène responsable de la sensation de satiété. Une version similaire du gène existe chez l’homme, ouvrant la porte à l’espoir.

« ETS-5 », tel est le nom de ce gène découvert par une équipe de chercheurs australiens et danois. Il contrôle les signaux du cerveau aux intestins et déclenche la sensation de satiété ainsi que le besoin de dormir ou de faire de l’exercice après avoir mangé, expliquent-ils dans leur étude publiée ce lundi 13 février dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Si l’espoir d’un combat contre l’obésité est offert par cette découverte, c’est parce qu’un gène similaire existe chez les humains. Cela « ouvre la voie à la mise au point d’une molécule qui pourrait aider à contrôler le surpoids en réduisant l’appétit et en activant le désir de faire davantage d’exercice physique« , explique Roger Pocock, professeur adjoint à l’Université Monash en Australie, relayé par le Huffington Post. « Quand les intestins ont emmagasiné suffisamment de graisse, le cerveau reçoit alors un message indiquant au ver d’arrêter de bouger, déclenchant une phase de somnolence, ou au contraire de continuer à se mouvoir s’il n’est pas rassasié« , ajoute-t-il.

Le ver en question est le « Caenorhabditis elegans ». Il est doté d’un cerveau qui ne compte que 302 neurones et 8 000 synapses, contre cent mille milliards de neurones et plus de 160 000 kilomètres de connexion cérébrale chez l’homme. Toutefois, ce ver partage jusqu’à 80% de gènes avec les humains et environ la moitié de ses gènes connus sont impliqués dans des maladies humaines, poursuit le professeur Pocock.

« Dans la mesure où ces vers partagent un si grand nombre de gènes avec les humains, ils constituent un très bon modèle de recherche pour mieux comprendre des processus biologiques comme le métabolisme ainsi que des maladies« , conclut-il.