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Décollage d’Artemis 1 : voici les principaux objectifs de la mission

Artemis 1 sls
Crédit : NASA/Joel Kowsky

Dans un rugissement puissant, la fusée la plus puissante de la NASA jamais construite – le Space Launch System (SLS) – s’est finalement envolée il y a quelques heures depuis la Floride, après de multiples retards. Ce vol d’essai Artemis 1 vise à envoyer une capsule Orion autour de la Lune, mais ce ne sera pas l’unique objectif. 

La SLS a pris son envol

Le décollage a eu lieu à 1 h 47 heure locale depuis le Pad 39B du Kennedy Space Center de la NASA. La mission servira de terrain d’essai pour la fusée SLS et son vaisseau Orion, qui visent à ramener les prochains humains sur la surface lunaire d’ici 2025 dans le cadre du programme Artemis.

Comme lors des tentatives précédentes, le vol de ce matin a essuyé son lot de revers. Alors que le processus de ravitaillement de l’étage supérieur du SLS était en cours environ trois heures avant le lancement, une fuite intermittente a été détectée par les équipes dans la vanne de réapprovisionnement en hydrogène liquide de la tour de lancement mobile. Le processus de réparation, qui visait essentiellement à resserrer les écrous pour stopper la fuite, a pris environ une heure.

À la suite de ce correctif, un problème distinct avec un commutateur Ethernet sur un site radar de la portée orientale de l’US Space Force a provoqué une incertitude supplémentaire. Le problème a finalement été résolu alors que le compte à rebours du lancement était à la durée prévue de T-10 minutes.

Huit minutes après le décollage, l’étage supérieur a atteint l’orbite. Dès lors, Orion à commencé à déployer ses panneaux solaires. L’étage a ensuite allumé son moteur pour élever son orbite un peu moins d’une heure après le lancement, avant de le rallumer quelques minutes plus tard dans le but de placer Orion sur sa route vers la Lune.

Le vaisseau devrait atteindre la Lune le 22 novembre, date à laquelle il s’approchera à moins de 96,6 km de la surface. Son orbite rétrograde l’emmènera ensuite sur une longue route en boucle s’étendant sur 64 000 km au-delà de la Lune à son point le plus éloigné. Orion franchira cette étape vers le dixième jour. Il passera ensuite deux semaines en orbite avant de se préparer pour le voyage de retour prévu le 11 décembre.

Artemis 1 Orion Lune
Illustration d’Orion autour de la Lune. Crédits : NASA/ESA

Quels sont les objectifs de la mission ?

Les objectifs d’Artemis 1 sont simples, mais difficiles. La priorité sera de démontrer l’efficacité du bouclier thermique d’Orion au moment de sa rentrée atmosphérique dans 26 jours. La capsule, qui accueillera plus tard des équipage de quatre astronautes, va devoir survivre à des températures de rentrée allant jusqu’à 2 800 degrés Celsius. Avant cela, la NASA voudra également démontrer qu’Orion est capable de maintenir les astronautes en vie en orbite lunaire.

Si tout se passe comme prévu, la capsule sera récupérée puis analysée dans le but de préparer Artemis 2 , le premier vol en équipage du programme Artemis.

À bord de la fusée, dix cubesats (mini satellites) seront également déployés en chemin. Leurs missions sont très variées, certaines étant destinées à orbiter autour de la Lune et à rechercher des traces de glace d’eau, tandis que d’autres testeront de nouvelles technologies d’exploration.

À l’intérieur d’Orion se trouve également un mannequin équipé d’une nouvelle combinaison spatiale. Deux autres mannequins sans membres, surnommés Helga et Zohar, testeront également un nouveau gilet appelé AstroRad conçu pour protéger les astronautes des rayonnements nocifs de l’espace lointain. D’autres expériences sont également à bord. L’une d’elles visera à faire pousser des levures et autres organismes l’intérieur du vaisseau pour voir comment l’environnement de l’espace lointain affecte leur ADN.