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Les débris de la fusée chinoise sont retombés sur Terre

Le premier étage de la fusée Longue Marche 5B dans le ciel d'Oman. Crédits : Capture d'écran Tweeter

Des débris de la fusée Longue Marche 5B sont tombés dans l’océan Indien ce dimanche matin à 4 h 24, heure française. La rentrée atmosphérique avait été enregistrée quelques minutes plus tôt au-dessus de la Péninsule arabique.

Le noyau central d’un lanceur Longue Marche 5B retombait sur Terre de manière incontrôlée depuis le 29 avril dernier, après avoir livré avec succès le module central de la Station spatiale chinoise (CSS) en orbite. Restait à savoir précisément où et quand. Sans ces données, impossible en effet d’anticiper la trajectoire de cet étage de fusée.

Au cours de ces derniers jours, plusieurs sites de tracking ont ainsi gardé les yeux rivés sur cet objet massif d’environ trente mètres de long et cinq mètres de large pour tenter d’appréhender son point de chute. Finalement, les données du suivi spatial du 18e Escadron de contrôle spatial de l’US Space Force ont confirmé que la rentrée avait eu lieu ce dimanche matin vers 4 h 15 (heure française), au-dessus de la péninsule arabique.

Comme prévu, une grande partie de la structure a ensuite rapidement brûlé dans l’atmosphère. Plusieurs débris ont néanmoins résisté à la chaleur avant de retomber dans l’océan Indien quelques minutes plus tard, vers 4 h 24 (heure française) au nord des Maldives (longitude 72,47 degrés Est – latitude 2,65 degrés Nord), ont annoncé les responsables de l’agence chinoise de vols spatiaux habités (CMSEO).

La Chine dénonce la couverture occidentale

La taille de la scène centrale était rapidement devenue une question d’intérêt à la fois pour l’industrie spatiale et le grand public. Et pour cause, cet étage de fusée se présente aujourd’hui comme l’un des plus grands exemples de rentrée incontrôlée enregistrés au cours de ces dernières décennies.

Il y a quelques jours, Bill Nelson, le nouvel Administrateur de la NASA, a même accusé la Chine de ne pas respecter les normes concernant ses débris spatiaux. « Il est essentiel que la Chine et toutes les nations spatiales et entités commerciales agissent de manière responsable et transparente dans l’espace pour garantir la sûreté, la stabilité, la sécurité et la durabilité à long terme des activités spatiales », a-t-il déclaré.

Les médias chinois, de leur côté, sont restés largement silencieux sur l’événement jusqu’à la fin d’une conférence de presse du ministère des Affaires étrangères, tenue le 7 mai dernier, au cours de laquelle son porte-parole, Wang Wenbin, a déclaré que la Chine suivait l’événement de près.

Global Times, un tabloïd chinois, a également dénoncé la couverture occidentale de cet événement, soulignant « une vieille astuce utilisée par des puissances hostiles, nerveuses chaque fois qu’elles constatent des percées technologiques en Chine ».

Rappelons que la Chine prévoit deux autres lancements de Longue Marche 5B en 2022 pour ajouter deux autres modules d’expérimentation à sa nouvelle station en orbite. En attendant, la Chine se prépare pour sa prochaine mission habitée, la première depuis 2016.