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De quoi sont faits les câbles sous-marins ?

Crédits : RUN STUDIO

Le monde est entièrement connecté via des câbles sous-marins de différentes tailles, par lesquels transitent la plupart des télécommunications. Ceux-ci permettent une rapidité bien plus importante que les transmissions par satellite, et il est intéressant d’observer leur composition.

Les câbles sous-marins réapparaissent régulièrement dans l’actualité. En septembre 2017, le plus puissant jamais conçu a été inauguré dans l’océan Atlantique par Facebook et Microsoft, capable de faire transiter des données à une vitesse de 160 térabits par seconde. Ces câbles constituent également un enjeu géostratégique de premier plan, comme le montre la crainte récente du chef d’État-Major des armées britanniques, à propos de la Russie qui pourrait sectionner les câbles reliant l’Europe aux États-Unis, et ainsi priver l’Occident de ses moyens de télécommunication.

Photo d’époque (1925) de l’arrivée à New York du premier câble sous-marin reliant l’Italie à l’Amérique du Nord
Crédits : Wikimedia Commons

Il existe près de 300 de ces câbles, plus ou moins énormes selon le débit désiré. Ceux-ci font généralement 8 cm de diamètre maximum pour un poids de 10kg/m, et intègrent plusieurs fibres optiques fonctionnant par paires (une pour chaque sens de transmission). Leur débit est habituellement proche de 4 térabits (Tbit) par paire, soit 200 000 fois plus important que le débit d’une connexion ADSL classique.

Comme le montre la coupe ci-après, un câble sous-marin est loin d’être un simple câble informatique, et les fibres optiques embarquées en leur centre sont très bien protégées. Celles-ci sont plongées dans de la vaseline et contenues dans un épais tube en aluminium ou en cuivre. De nombreuses couches viennent ensuite par dessus tels que du polycarbonate, un matériau ayant d’excellentes propriétés mécaniques, et une résistance thermique permettant une utilisation entre −100 °C et 120 °C.

Crédits : Wikimedia Commons

Ensuite viennent une fine protection en aluminium pour l’étanchéité, puis des tenseurs en acier afin de maintenir le câble tendu. Ils sont eux-mêmes recouverts d’une bande de Mylar, une matière isolante, puis d’une dernière épaisse couche également isolante en polyéthylène. Vous l’aurez compris, si les russes désirent sectionner les câbles sous-marins de l’Atlantique, il ne faudra pas y aller à la pince coupante !

Sources : MashableKoreus

Yohan Demeure

Rédigé par Yohan Demeure

Licencié en géographie, j’aime intégrer dans mes recherches une dimension humaine. Passionné par l’Asie, les voyages, le cinéma et la musique, j’espère attirer votre attention sur des sujets intéressants.