in

Des panaches de vapeur d’eau de 200 km décelés sur Europe, la lune de Jupiter ?

Crédits : NASA, ESA, W. Sparks and Zolt Levay (STScI)

De nouvelles observations de Hubble révèlent la présence de possibles jets de vapeur d’eau sur la surface d’Europe, l’une des principales lunes de Jupiter.

Europe est l’une des nombreuses lunes de Jupiter. Intéressant à plus d’un titre, l’astre abrite un vaste océan, contenant probablement deux fois plus d’eau que tous les océans de la Terre réunis  sous une épaisse croûte glacée, faisant de l’endroit « l’un des plus prometteurs dans le système solaire, où la vie pourrait potentiellement exister, a souligné Geoff Yoder, directeur par intérim de la Nasa pour la science, lors d’une conférence de presse organisée ce lundi.

Mais la lune fait de nouveau couler de l’encre. Ces panaches, si leur existence est confirmée, pourraient offrir un jour un moyen d’obtenir, grâce à l’envoi de robots, des échantillons de l’eau se trouvant sous la glace pour les analyser sans avoir à faire de forage dans des kilomètres de glace. « Cela nous permettrait ainsi de faire des recherches pour y trouver des signes de l’existence de la vie », explique William Sparks, principal auteur de cette étude qui sera prochainement publiée dans la revue Astrophysical Journal.

Séquence en time-lapse illustrant le passage d'Europe devant Jupiter. Credit: NASA, ESA, W. Sparks and Zolt Levay (STScI)
Séquence en time-lapse illustrant le passage d’Europe devant Jupiter. Crédits : NASA, ESA, W. Sparks and Zolt Levay (STScI)

Utilisant des images par le rayonnement ultraviolet prises à l’aide d’un spectrographe à bord du télescope spatial Hubble, ces geysers potentiels ont été observés à l’extrême sud d’Europe et apparaissent « comme des taches sombres », a expliqué William Sparks.

Ces apparents jets de vapeur d’eau qui atteignaient environ 200 kilomètres d’altitude avant de pleuvoir sur la surface de la lune ont été détectés à trois reprises en 2014 au cours de dix observations du passage d’Europe devant Jupiter effectuées sur une période de quinze mois, ce qui laisse penser que ces geysers sont intermittents.

« Une fois de plus, Hubble nous étonne par son incroyable capacité d’observations », se réjouit Paul Hertz, directeur de la division astrophysique au siège de la NASA à Washington. « Nous attendons avec impatience les prochaines missions, et notamment la vision infrarouge du télescope James Webb Space, dont le lancement est prévu pour 2018 ». De quoi accéder plus facilement à d’éventuelles traces de vie pour de futures sondes spatiales.

Source