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De possibles formes de vie découvertes près de la fosse des Mariannes à 10 km sous le plancher océanique

Crédits Wikimedia Commons

Un grand nombre de microbes rustiques peuvent évoluer à des kilomètres sous le plancher océanique selon une étude qui fait part de la découverte probable de formes de vies près de la fosse des Mariannes.

Des composés organiques complexes découverts dans des roches issues des boues volcaniques océaniques suggèrent que des formes de vie microbiennes peuvent vivre jusqu’à 10 000 mètres environ sous le plancher océanique. Bien que les chercheurs n’ont pas encore la preuve irréfutable qu’il s’agit bien de formes de vie, des composés chimiques similaires ont été trouvés dans d’autres lieux où les microbes rustiques s’accrochent à la vie.

« Bien que nous ne pouvons pas identifier l’origine exacte de la matière organique, l’analyse chimique des constituants ressemble aux signatures moléculaires qui pourraient être produites par la vie microbienne », écrivent les chercheurs dans leur étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Dans cette dernière, les chercheurs expliquent s’être aventurés aux confins du volcan Chamorro du Sud, un volcan sous-marin situé près de la fosse des Mariannes, la partie la plus profonde de l’océan à 10 994 mètres de profondeur pour son point le plus bas.

Kmusser

C’est là qu’ils ont retrouvé des traces d’activité biologique dans 46 échantillons de serpentine prélevés dans le sol, une roche métamorphique de couleur vert sombre et tachetée rappelant la peau d’un serpent. La serpentine se forme lorsque la roche du manteau (appelée olivine) réagit à l’eau, produisant du méthane et du gaz dont certains microbes peuvent se nourrir.

Après examen de leurs échantillons de serpentine, les chercheurs ont trouvé des traces de matière organique qui était très similaire à celle produite par les microbes vivant dans des endroits plus accessibles. Selon l’équipe, cela suggère qu’il est possible que ces échantillons serpentine soient des preuves de vie très loin sous la surface océanique, jusqu’à 10 000 mètres environ.