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De plus en plus de personnes ont une artère supplémentaire dans l’avant-bras

Crédits : Saturn_3 / iStock

Il ne fait aucun doute qu’aujourd’hui, l’évolution humaine se poursuit toujours. La plupart du temps, il est question de changements très peu spectaculaires. Toutefois, les conséquences sur notre santé ne sont pas impossibles. Une récente étude a mis en lumière un phénomène en expansion concernant une artère de l’avant-bras persistante, et ceci n’est pas vraiment une bonne nouvelle.

Une artère en plus

Cette année, plusieurs études ont évoqué l’évolution humaine. La première estimait que la taille moyenne du corps humain a évolué de manière significative en raison du changement climatique. Une autre évoquait la dernière évolution majeure du pouce datant d’il y a 2 millions d’années. Toutefois, d’autres travaux de la sorte datant de 2020 sont passés assez inaperçus. C’est le cas d’une publication dans le Journal of Anatomy, dans laquelle des chercheurs de plusieurs universités australiennes évoquent un vaisseau sanguin supplémentaire présent dans nos avant-bras. Selon les scientifiques, cette artère est à l’origine présente lorsque l’enfant est encore dans l’utérus de sa mère. La plupart du temps, celle-ci est temporaire mais parfois, certains individus la gardent durant un mois après la naissance, voire même jusqu’à l’âge adulte.

Seulement voilà, l’artère présente temporairement dans nos avant-bras ne disparaîtrait plus aussi souvent qu’auparavant. Les meneurs de l’étude rappellent que depuis le XVIIe siècle, des anatomistes ont étudié la prévalence de l’artère chez les adultes. Celle-ci était de 10 % chez les personnes nées au milieu des années 1880, contre 30 % pour les individus nés à la fin du XXe siècle. Ainsi, la prévalence de l’artère est en augmentation et de manière significative compte tenu de la période assez courte dont il est question.

schéma artères bras
Crédits : Paladjai/iStock

Une majorité de gens l’auront d’ici 2100

La persistance de ce canal sanguin trois fois plus élevée aujourd’hui qu’il y a un siècle et demi est une découverte étonnante. Ceci suggère que la sélection naturelle favorise les individus conservant ce supplément de sang. Pour les scientifiques, ceci pourrait être le résultat de mutations de gènes jouant un rôle dans le développement de l’artère médiane. Il pourrait également s’agir de problèmes de santé chez les mères durant la grossesse. Quoi qu’il en soit, une majorité de personnes auront une artère médiane dans l’avant-bras d’ici 2100, évidemment dans le cas où la tendance se poursuivrait.

Enfin, il faut savoir que ce canal sanguin persistant n’est pas un avantage. Ce dernier ne rend pas nos avant-bras plus forts ou nos doigts plus habiles. En réalité, le seul effet notable est plutôt néfaste car il est question d’un risque plus important de syndrome du canal carpien. Or justement, il s’agit d’une maladie rendant les personnes moins aptes à utiliser leurs mains.