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De nouveaux traitements pourraient bien nous débarrasser de la migraine !

Crédits : Pixabay / Berzin

Des chercheurs français ont fait une découverte pouvant booster les traitements contre les migraines. En effet, une région du cerveau nommée « pie-mère » joue un rôle dans l’apparition des douleurs au niveau des orbites et du front.

« Depuis plus de 70 ans, il est communément admis que la sensibilité douloureuse intracrânienne est limitée à la dure-mère – l’enveloppe méningée la plus externe qui tapisse la voûte et la base du crâne – et à ses vaisseaux nourriciers »,
 peut-on lire dans un communiqué de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) publié le 8 février 2018.

L’étude menée par Denys Fontaine et Radhouane Dallel à paraître dans la revue Brain en avril 2018 met en avant la pie-mère, une fine lame de tissu conjonctif vascularisé qui tapisse la surface externe du système nerveux central. Cette zone est donc logiquement davantage en contact avec le cerveau. Et s’il a depuis longtemps été prouvé que la dure-mère était impliquée dans l’apparition des maux de tête, celle de la pie-mère vient tout juste d’être découverte !

En réalisant des opérations intracrâniennes entre 2010 et 2017 sur 53 patients éveillés, les chercheurs ont stimulé de nouvelles régions des méninges afin de tester leur potentiel en termes de douleur. Ainsi, la pie-mère a fait l’objet d’un constat : celle-ci est impliquée dans les douleurs apparaissant au niveau des orbites, du front, des tempes ou encore de la cornée.

« Ces observations contredisent la théorie admise jusqu’à présent et plaident en faveur d’une sensibilité à la douleur de la pie-mère et de ses vaisseaux nourriciers. Elles permettent également de suggérer que ces structures peuvent être impliquées dans les céphalées, au même titre que les autres structures crâniennes sensibles », 
stipule le communiqué de l’Inserm.

Les chercheurs indiquent également mal connaître la physiologie de cette zone, et vouloir chercher des récepteurs et autres neurotransmetteurs actifs. Il se pourrait alors que dans un avenir proche, ces recherches puissent amener l’apparition de nouveaux traitements anti-migraine.

Sources : InsermScience & Vie