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De larges “zones mortes” découvertes dans d’immenses tourbillons océaniques

Crédits : NASA

Au milieu de l’Atlantique, des « zones mortes » ont été découvertes : au cœur de tourbillons océaniques, ces zones empêchent toute forme de vie sur plus de 100 km². 

Les « zones mortes » sont des endroits dans les océans qui présentent très peu d’oxygène voire pas du tout. Il ne peut y avoir aucun animal marin capable de survivre à si peu d’oxygène. Généralement, ce type de zone se trouve dans des eaux peu profondes, vers les côtes, comme dans le golfe du Mexique ou la mer Baltique. Le déficit du taux d’oxygène provient de la pollution ou du rejet de matières nutritives qui entraîne le développement d’une végétation absorbant tout l’oxygène.

L’étude, publiée le 30 avril dernier dans Biogeosciences, de Johannes Karstensen, un océanographe du centre Helmholtz Geomar de Kiel, en Allemagne, et de son équipe, explique qu’ils ont découvert de nouvelles « zones mortes » en plein cœur de l’océan Atlantique, du côté des côtes africaines. Elles se sont formées dans des tourbillons océaniques qui couvrent plusieurs centaines de km². Mais comment ont-elles pu apparaître ?

Les végétaux se trouvant près de ces tourbillons prolifèrent et finissent par absorber tout l’oxygène. En effet, comme l’explique le Dr Johannes Karstensen, « la rotation rapide des vortex rend très difficile l’échange d’oxygène entre le courant circulaire, qui forme comme une barrière, et l’océan environnant ». Conséquence directe, la formation de ces zones où la vie est impossible du fait du manque d’oxygène. Il n’y aurait, selon les chercheurs, qu’entre 0 et 0,3 millilitre d’oxygène par litre d’eau.

À l’aide de capteurs d’oxygène sous-marins, de balises flottantes et de vues satellitaires, les biologistes marins ont analysé la progression des tourbillons. Ces « zones mortes » sembleraient se déplacer, de 4 à 5 kilomètres par jour. De quoi inquiéter les scientifiques et les pêcheurs des îles du Cap-Vert, situées à proximité.

Un tourbillon océanique / Nasa
Un tourbillon océanique / Crédits : Nasa

Sources : Journal de la Science, l’édition du soir.