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De la vie sur Titan ? Elle pourrait ressembler à ça

Crédits : Université Cornell / James Stevenson

Une équipe de chercheurs, biologistes et astronomes de l’Université Cornell, aux Etats-Unis, ont modélisé un type d’organismes qui pourraient vivre sur Titan. Mais ces créatures ne ressembleraient en rien à ce que nous connaissons.

Titan est un corps très froid recouvert de mers de méthane liquide, des conditions extrêmement défavorables à la vie selon les normes terrestres. Mais pourquoi ne pas supposer qu’il pourrait comporter des organismes vivants n’ayant pas besoin d’oxygène? Comme nous le démontre un nouveau document de recherche, Titan pourrait abriter des cellules sans oxygène, basées sur le méthane qui métabolisent, se reproduisent, et font tout ce que la vie fait sur Terre.

Dans un communiqué de presse de l’université Cornell, l’astronome Jonathan Lunine et la chimiste Paulette Clancy expliquent avoir utilisé une modélisation chimique pour construire une hypothétique cellule basée sur le méthane, qui pourrait subsister dans les redoutables océans glacés de Titan. Une forme de vie extraterrestre baptisée « azotosome » : « L’azotosome est fabriqué à partir de molécules d’azote, de carbone et d’hydrogène connus pour exister dans les mers cryogéniques de Titan, mais elle présente la même stabilité et flexibilité que son analogue le liposome, présent sur Terre. »

En effet, sur Terre, la vie est basée sur une membrane bicouche phospholipidique concentrique, une vésicule solide et perméable, à base d’eau, qui renferme la matière organique de chaque cellule. Une vésicule constituée d’une telle membrane est appelée un « liposome ».

Université Cornell / James Stevenson
Crédits : Université Cornell / James Stevenson

Ce fut donc une surprise pour les chercheurs, qui n’avaient jamais pensé à la mécanique de la stabilité de la cellule auparavant. La prochaine étape consistera à étudier en laboratoire le comportement des cellules formées à partir d’azotosomes dans un milieu constitué de méthane. Pourraient-elles s’y reproduire et s’y nourrir? Si jamais les résultats de telles expériences étaient positifs, il s’agirait vraisemblablement d’une révolution, tant sur le plan biologique que cosmologique. La preuve serait alors apportée que des formes de vie différentes de celles que nous connaissons peuvent effectivement exister sur un nombre considérable de planètes, y compris au sein du système solaire.

Source : news.cornell.edu

– Crédits photo : Université Cornell / James Stevenson