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Des géophysiciens viennent de dater la séparation des anciens supercontinents Rodinia et Columbia

Crédits : Dropzink / Wikimedia

Une équipe internationale de géophysiciens est parvenue à résoudre un problème séculaire, à savoir dater la période durant laquelle les anciens supercontinents Rodinia et Columbia se sont séparés, passant d’un seul à deux territoires distincts.

Dans une étude parue dans la revue Nature Geoscience le lundi 11 avril dernier, une équipe composée de géophysiciens canadiens, russes et suédois explique être parvenue à déterminer la longue période durant laquelle Rodinia et Columbia, les deux anciens supercontinents, ont entamé le processus de séparation. Un processus long qui a démarré il y a 1,2 -1,9 milliard d’années jusqu’à il y a 700 millions d’années.

« Dans cette nouvelle étude, nous concluons que le nord de la Laurentia (Amérique du Nord) et le sud de la Sibérie ne formaient qu’un seul et même territoire durant une période qui s’étale sur plusieurs milliards d’années. Les géologues sont comme des détectives. C’est comme si nous arrivions à la scène du crime après le meurtre et que reconstruisions le puzzle » explique Kevin Chamberlain, l’un des auteurs de cette étude.

Au cours de celle-ci, les géophysiciens ont découvert des échantillons des mêmes roches sur divers territoires des continents modernes qui ne faisaient qu’un par le passé. Une origine commune de ces roches a rapidement été déterminée, compte tenu de leur emplacement, de leur composition et de leur structure chimique. L’âge de ces roches a été déterminé par la datation par l’uranium-plomb.

Au total, au cours de leurs recherches, les géophysiciens ont trouvé près de 250 dykes, un dyke étant une lame de roche magmatique qui s’est infiltrée dans une fissure à travers différentes couches de roche. La comparaison des roches de ces dykes a permis d’établir l’image des anciens supercontinents âgés de 500 millions d’années à 2 700 millions d’années. Une découverte qui pourrait avoir un impact économique à l’avenir, puisqu’elle pourrait permettre de prédire la présence de pétrole et de gaz.

Source : sciencedaily