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Dans quelle partie de l’avion avez-vous le plus de risques de mourir ?

Crédits : Pixabay

En cas d’accident, dans quelle partie de l’avion avez-vous le plus de risques de mourir ? C’est la question, mal tournée, à laquelle n’a pourtant pas hésité à répondre la compagnie aérienne KLM. Un fail en bonne et due forme.

Car si l’avion est effectivement – d’un point de vue statistique – le moyen le plus sûr de voyager, il n’en reste pas moins que certaines personnes peinent encore à se rassurer. La moindre des choses, pour une compagnie aérienne, serait alors de ne pas nous orienter sur la manière de choisir notre siège en fonction du taux de mortalité. Mais c’était sans compter sur la compagnie néerlandaise KLM basée en Inde – KLMIndia – qui publiait il y a quelques jours un tweet nous révélant dans quelle partie de l’avion nous avons le plus de risques de mourir.

« Selon une étude de données de Time, le taux de décès est le plus élevé pour les sièges à l’avant et au milieu de l’appareil, pouvait-on lire. Cependant, le taux est marginalement moins élevé pour les sièges dans le dernier tiers de l’appareil ».

Une communication (très) moyenne

L’entreprise, au départ, a cru qu’il s’agissait d’une bonne idée de partager les données sous forme de #FunFact. Mais elle a vite compris qu’il s’agissait en réalité d’un gros fail. La forme, d’une part, n’est pas bonne. Car, si tant est que les données sur lesquelles on s’appuie sont effectivement pertinentes, le mieux est encore de parler du taux de survie. Et non du taux de décès. Et encore. Qu’une compagnie aérienne communique sur le taux de survie en avion n’est déjà en soi pas très malin.

Le tweet a finalement été supprimé 12 heures plus tard et remplacé par un mot d’excuse : « Le message était basé sur un fait publiquement connu, et n’était pas l’opinion de @KLM. Nous n’avons jamais eu l’intention de blesser les sentiments de qui que ce soit », peut-on lire.

D’autant que, pour ajouter au malaise, le tweet a malencontreusement été publié le jour du 5e “anniversaire” de la disparition du vol de la compagnie Malaysia Airlines, abattu au-dessus de l’Ukraine. Aucune mauvaise intention, bien sûr. Mais ça n’a pas franchement arrangé les choses.

Pas de sièges plus sûrs

Cette information, “publiquement connue”, relatée par KLM, avait été communiquée par le magazine Time en 2015. Un article avait alors fait valoir que les sièges situés à l’arrière d’un avion avaient le taux mortalité le moins élevé (32 %), comparé à ceux du milieu (39 %) ou ceux de l’avant de l’appareil (38 %). Mais ces résultats ne reposaient que sur 17 accidents enregistrés entre 1985 et 2000. D’ailleurs, au regard de ces chiffres, le magazine avait finalement conclu qu’il n’y avait en réalité pas de sièges “plus sûrs” dans un avion.

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