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Daech brûle des milliers de livres et manuscrits millénaires à Mossoul

Crédits : Alan Levine / Flickr

Prise en juin 2014 par les combattants de l’Etat Islamique, la ville Mossoul en Irak a vu en janvier dernier des milliers de livres, manuscrits et œuvres antiques partir en fumée lors d’un autodafé géant. 

Si un autodafé, qui signifie « acte de foi », désigne une cérémonie publique d’exécution par le feu, ici c’est la culture et l’histoire qui ont fait les frais des fanatiques de l’Etat Islamique. En effet, courant janvier, ses combattants ont pris possession de l’une des bibliothèques les plus riches d’Irak, celle de la ville de Mossoul, pour en brûler pas moins de 2000 ouvrages dans le but « d’assainir » les fonds documentaires.

Parmi ces ouvrages détruits par le feu, des livres pour enfants, des recueils de poésie, des livres philosophiques, de santé, de sport, de science, des journaux anciens et même de vieux documents datant de l’Empire ottoman, tout y est passé. « Ces livres incitent à l’infidélité et appellent à la désobéissance à Allah. Alors, ils seront brûlés » aurait déclaré l’un des combattants, selon Associated Press. Seuls rescapés, les textes faisant référence à l’Islam.

La culture représentant un véritable ennemi pour l’Etat Islamique, c’est une autre bibliothèque qui a subi le même sort quelques jours plus tard, celle de l’Université de Mossoul, où des centaines d’ouvrages ont été brûlés devant les étudiants. Et ce n’est pas tout, puisque la bibliothèque sunnite, celle de l’Église latine, ou encore celle du Musée de Mossoul ont aussi été attaquées dernièrement, cette dernière détenait même des documents vieux de 5000 ans avant J.C.

Daech considère « la culture, la civilisation et la science comme de féroces ennemis », et il semble que rien ne vienne freiner cette volonté ferme de destruction du savoir.

Source : AP

– Crédits photo : Alan Levine