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Cyberdépendance : une addiction encore peu connue

Crédits : Pexels

Plus de 25 ans après l’apparition d’Internet, la cyberdépendance fait encore l’objet de débats au sein de la communauté scientifique, et n’est toujours pas reconnue officiellement d’un point de vue médical.

La cyberdépendance ou Usage Problématique d’Internet (UPI) n’est peut-être pas encore reconnue officiellement en raison de sa relativité à l’usage de technologies qui n’existaient pas il n’y a pas si longtemps. Si la première utilisation documentée d’Internet remonte à 1972, sa généralisation n’a débuté qu’à la fin des années 1990.

L’usage abusif d’Internet au point de devenir un problème concerne différents types d’utilisateurs. En effet, la toile regorge de contenus qui peuvent devenir addictifs tels que les jeux en ligne, les réseaux et autres médias sociaux ou encore les films et séries à visionner. Les conséquences pour les individus touchés peuvent aller jusqu’à la perte de contrôle de leur vie : perte de sommeil, conflits familiaux, absentéisme à l’école ou au travail ou encore anxiété et dépression. Cependant, il y a encore dans le monde médical un défaut de définition de ce genre de dépendance.

Selon Karine Igartua, présidente de l’Association des médecins psychiatres du Québec citée par l’Agence Science Presse, « les cliniciens observent des cas de cyberdépendance sur le terrain, mais on manque encore de données scientifiques pour bien cerner le phénomène ». L’intéressée pense que la tendance se dirige cependant vers une meilleure compréhension du phénomène en indiquant que « dans la dernière version du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, le DSM-V, le trouble du jeu sur Internet (Internet Gaming Disorder) est inclus dans une annexe des diagnostics dits à l’étude. »

En Europe, l’approche est différente puisque chaque dépendance est identifiée par rapport au type de contenu, c’est ainsi que le fait d’être accro aux jeux vidéo en ligne deviendra un diagnostic à part entière dans la nouvelle Classification internationale des maladies (CIM-11) qui sera publiée en 2018. Cependant, d’autres formes de cyberdépendance n’auront pas encore ce genre d’attention comme l’addiction aux réseaux sociaux.

Enfin, il faut savoir qu’il existe un moyen d’évaluer sa dépendance à Internet sur une grille d’évaluation baptisée Internet Addiction Test. Cependant, l’outil n’est pas parfait car il s’agit de mesurer un phénomène encore nouveau et sûrement destiné à évoluer.

Sources : Huffington PostAgence Science Presse