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La créature « la plus étrange du monde » se fait une place dans le règne animal

Crédits : Olllga / Wikipedia

On en sait plus sur le Macrauchenia, « l’animal le plus étrange du monde ». Des chercheurs ont pu analyser un peu d’ADN d’un fossile de Macrauchenia patachonica et sont parvenus à retrouver un cousinage avec les chevaux.

Imaginez-vous débarquer sur une terre inconnue. Vous découvrez alors un étrange animal de trois mètres de haut. Vous pensez à une sorte de chameau ou de girafe mélangée avec un peu de rhinocéros et d’hippopotame. C’est un peu l’impression qu’a eu Charles Darwin en 1834, lors de son long et célèbre voyage à bord du Beagle, en Patagonie, lorsqu’il découvrit l’étrange créature. Incapable de la définir, il l’a baptisera Macrauchenia. Disparu il y a plusieurs siècles, la créature a depuis du mal à se faire une place dans le règne animal. C’est désormais chose faite grâce aux nouvelles techniques d’analyse ADN.

Une équipe de chercheurs américains et allemands annoncent en effet dans la revue Nature Communications avoir découvert à quelle famille le Macrauchenia appartenait, mettant fin à près de deux siècles de questionnement. Les chercheurs expliquent avoir décortiqué le génome mitochondrial de l’animal à partir d’un fossile trouvé au sud du Chili. L’étude de l’ADN a révélé que l’animal entretenait des liens de parenté avec la famille des périssodactyles. Vous retrouverez parmi les membres de cette famille les chevaux, les tapirs et les rhinocéros. Macrauchenia appartient en fait à un « groupe frère » des périssodactyles, ce qui signifie que les deux partagent un ancêtre commun qui vécut probablement il y a environ 66 millions d’années.

Reste à savoir pourquoi l’animal a disparu, ce que « nous ne savons vraiment pas » à ce jour d’après l’un des responsables de l’étude, Michael Hofreiter. Les fossiles les plus anciens remontent à environ 7 millions d’années et les plus récents datent du Pléistocène, il y a environ 20 000 à 10 000 ans. Selon ce chercheur à l’Université de Potsdam, cela pourrait être à cause des « Hommes », des « changements climatiques » ou encore d’une « combinaison des deux ».

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