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Covid-19 : pour sortir de la crise, le monde va devoir jouer collectif

Crédits : torstensimon/pixabay

Le Fonds monétaire international (FMI) a présenté un plan visant à vacciner 40 % de la population mondiale d’ici la fin de l’année, et jusqu’à 60 % de la population d’ici la fin 2022. Coût de l’opération : 50 milliards de dollars. Mais pour sortir de la crise du Covid, le monde va devoir jouer collectif.

Une issue à cette crise sanitaire et économique commence à se profiler dans les pays développés, où des centaines de millions de personnes ont déjà reçu leur première dose de vaccin. Malgré tout, le nombre de personnes infectées continue de croître dans de nombreux autres pays moins développés, où la distribution des vaccins est plus lente, et où le soutien des pouvoirs publics est plus restreint.

Fin du mois d’avril, moins de 2 % de la population africaine avait en effet été vaccinée, tandis que plus de 40 % de la population américaine et plus de 20 % des Européens avaient déjà reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19. Et dans un monde hyper connecté comme le nôtre, c’est évidemment un problème.

Au FMI, on admet ainsi désormais qu’il n’y aura pas de “fin durable” à la crise économique sans une fin à la crise du Covid au niveau mondial. Ce vendredi, l’agence a donc détaillé un plan visant à mettre à terme à la pandémie. L’objectif serait de vacciner au moins 40 % de la population mondiale d’ici à la fin de l’année. Et à plus long terme, le FMI espère que 60 % de la population mondiale pourra être vacciné d’ici fin 2022.

Notez qu’à ce jour, environ 1,6 milliard de vaccins ont été administrés dans le monde sur une population mondiale de près de huit milliards d’individus, selon les données du Financial Times.

Un plan à 50 milliards

La proposition du FMI coûterait au moins cinquante milliards de dollars, financés en grande partie par des subventions (au moins 35 milliards). Le FMI évoque notamment une augmentation de quatre milliards de dollars du financement initial de l’initiative internationale Covax. Pour rappel, cet organisme avait été mis en place l’année dernière pour éviter que les pays riches ne s’accaparent l’essentiel des doses de vaccin.

Avec ce nouveau coup de pouce, l’agence espère augmenter la couverture vaccinale dans les pays à revenu faible et intermédiaire de 20 % à 30 % d’ici la fin de l’année.

Pour empêcher la propagation de nouveaux variants, le FMI souligne également la nécessité d’investir dans le déploiement à grande échelle d’initiatives de test et de traçage.

Enfin, certains experts affirment néanmoins que les plus grands obstacles aux campagnes de vaccination ne sont pas le financement, mais les enjeux politiques. Thomas Bollyky, chercheur principal au Conseil américain des relations étrangères, évoque en effet une réticence des dirigeants du monde à s’engager dans ces actions collectives avant de répondre aux besoins nationaux. « Il faudra plus que de l’argent pour nous sortir de cette situation ».