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Covid-19 : une vaste étude confirme l’efficacité du vaccin Pfizer

Crédits : U.S. Secretary of Defense/Wikipédia

Une vaste étude menée sur plus de 1,2 million de personnes en Israël montre que le vaccin de Pfizer est efficace à 94% contre les cas symptomatiques de Covid-19. Il s’agit d’une excellente nouvelle qui confirme les excellents résultats du vaccin lors des essais cliniques.

D’après une étude publiée ce mercredi dans la revue New England Journal of Medicine, le vaccin développé conjointement par Pfizer (États-Unis) et BioNTech (Allemagne) est efficace à 94% contre les cas symptomatiques de Covid-19. Ces résultats très encourageants concordent avec l’annonce faite par les deux structures en novembre dernier, suggérant que leur vaccin était efficace à 95 % pour prévenir les infections, s’appuyant sur les résultats préliminaires de leur essai à grande échelle de phase 3.

Le fait que les vaccins aient si bien fonctionné dans le monde réel … suggère vraiment que si les nations du monde peuvent trouver la volonté, nous avons maintenant les moyens de mettre fin au COVID-19 pour toujours“, a déclaré Ben Neuman, virologue à l’Université Texas A&M qui n’a pas participé à la recherche.

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Crédits : Fotoarena/Sipa USA/SIPA

1,2 million de personnes concernées

Dans le cadre de cette expérience, réalisée en Israël dans le Clalit Health Services entre le 20 décembre 2020 et le 1er février 2021, environ 1,2 million de personnes ont été divisées en groupes égaux de vaccinés et non vaccinés. Chaque sujet vacciné a été apparié à une personne “témoin” non vaccinée ayant des caractéristiques similaires en termes de sexe, d’âge, mais aussi de comorbidités et de lieu d’habitation.

En comparant les données des deux groupes, les chercheurs ont alors souligné une efficacité contre les infections symptomatiques de 57% entre 14 et 20 jours après la première dose, puis à 94% sept jours après la deuxième dose. Notez que l’efficacité du vaccin était relativement constante pour tous les groupes d’âge avec des résultats tout de même légèrement inférieurs pour les personnes ayant des comorbidités.

Ces résultats sont d’autant plus impressionnants que le variant anglais circulait déjà à cette époque en Israël d’après les auteurs. Le pays, où 4,25 millions d’habitants ont déjà reçu leur première dose, vise à vacciner toute la population de plus de seize ans d’ici fin mars.

En France, rappelons que les médecins généralistes et ceux du travail peuvent administrer le vaccin d’AstraZeneca/Oxford aux personnes âgées de 50 à 64 ans atteintes de comorbidités depuis ce jeudi 25 février.