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Covid-19 : selon une étude, le patient zéro est apparu au plus tôt en octobre 2019

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Des chercheurs britanniques ont examiné 7 000 séquences de génomes afin de retracer l’historique de la propagation du Covid-19. Selon les experts, le patient zéro aurait été contaminé entre le 6 octobre et le 11 décembre 2019. Si les résultats doivent être considérés avec prudence, cette étude semble être la plus complète jamais réalisée.

Une nouvelle fourchette d’estimations

Officiellement, le SARS-CoV-2 (Covid-19) est apparu sur un marché de Wuhan (Chine) en décembre 2019. Toutefois, la date de son arrivée est au cœur d’un débat et les études sur la question se multiplient. Il y a quelques semaines, une équipe de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) estimait que le SARS-CoV-2 serait apparu dès septembre 2019. De plus, la première apparition ne se serait pas faite à Wuhan même mais dans une zone au sud de la ville. Les chercheurs avaient affirmé avoir analysé 1001 séquences de génome complet.

Une autre équipe de l’University College de Londres a publié une nouvelle étude dans la revue Infection, Genetics and Evolution le 5 mai 2020. Les chercheurs ont indiqué s’être basés sur l’analyse de plus de 7 000 assemblages de séquences de génomes (7 710 pour être exact) collectés à travers le monde depuis janvier 2020 ! Selon les estimations, le patient zéro serait apparu entre le 6 octobre et le 11 décembre 2019.

Les scientifiques indiquent que malgré les mutations et autres stades évolutifs des séquences étudiées, ceux-ci ont été en mesure d’identifier leur Recent common ancestor (MRCA – ancêtre commun le plus récent). Ainsi, cela a permis de déterminer une nouvelle fourchette d’estimations pour le début de la crise sanitaire du Covid-19.

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Crédits : BlenderTimer / Pixabay

Le virus en cours d’adaptation

Les meneurs de l’étude indiquent également que ces estimations sont généralement en accord avec les précédentes études. Celles-ci avaient intégré des sous-ensembles de données génomiques et ont utilisé des méthodes de calcul parfois différentes. Néanmoins dans tous les cas, n’importe quel résultat devrait être pris avec une certaine prudence.

Par ailleurs, les chercheurs pensent que le coronavirus est en train de s’adapter à l’humain. Selon eux, pas moins de 198 sites dans le génome du virus auraient subi des mutations récurrentes indépendantes. Or, 80% de ces mutations récurrentes indépendantes auraient entraîné des changements au niveau des protéines. Par ailleurs, 4 des 198 sites ont subi des récidives de mutation plus d’une quinzaine de fois !