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Covid-19 : Pfizer prépare une version en poudre de son vaccin

Crédits : thereviewcourse / Pixabay

L’annonce des résultats préliminaires à propos du vaccin de Pfizer s’est accompagnée d’une nouvelle assez contraignante. En effet, le vaccin devra faire l’objet d’un stockage à de très basses températures, c’est à dire à environ -70°C. Afin de remédier à ce problème, le laboratoire prépare actuellement une version en poudre.

Un vaccin exigeant

Il y a peu, Pfizer et BioNTech ont annoncé l’arrivée d’un vaccin contre le coronavirus SARS-CoV-2. En s’appuyant sur les résultats préliminaires de leur essai à grande échelle de phase 3 toujours en cours, les chercheurs ont évoqué une efficacité de 90 % pour prévenir les infections. Actuellement, ces laboratoires attendent une autorisation d’urgence de mise sur le marché.

Si cette annonce apparaît comme étant une bonne nouvelle, un élément est source de préoccupations. En effet, les chercheurs avaient évoqué la nécessité de stocker le vaccin à des températures très basses, entre -80°C et -70°C. Pour se préparer en termes de logistique, le gouvernement français a affirmé avoir déjà acheté une cinquantaine de “supercongélateurs”.

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Crédits : Fotoarena/Sipa USA/SIPA

Une version en poudre

Selon un article publié par Business Insider le 19 novembre 2020, Pfizer a annoncé travailler sur une seconde version de son vaccin. Mikael Dolsten, scientifique en chef de Pfizer explique que le laboratoire explorait actuellement plusieurs possibilités en ce qui concerne une nouvelle génération de vaccins. L’intéressé a notamment évoqué une version en poudre du vaccin contre le SARS-CoV-2, dont le lancement devrait se faire en 2021.

Ce vaccin en poudre pourrait représenter une solution alternative très intéressante dans la mesure où celui-ci n’a pas besoin de faire l’objet d’une congélation extrême. Il pourrait donc s’insérer facilement dans la chaîne logistique médicale. Un tel vaccin pourrait également intéresser les pays n’ayant pas les moyens d’acquérir les supercongélateurs nécessaires. Le problème concerne également les pays développés car ceux-ci se sont lancés dans la course à ces appareils très onéreux.

Toutefois, il se pourrait que cette inquiétude concernant la température de stockage de la première version du vaccin soit exagérée. Un article publié par le New Scientist le 12 novembre 2020 a donné la parole à Thomas Madden, PDG d’Acuitas Therapeutics. l’intéressé évoquait un “excès de précaution” à propos des -70°C et a affirmé qu’il n’existait “pas de limite technique de température”. Selon certains experts, le vaccin de Pfizer pourrait supporter -20 °C pendant quinze jours, et même 2 °C à 8 °C pendant cinq jours ! Thomas Madden avait surtout rappelé que Pfizer a développé son vaccin si rapidement que les habituels tests de stabilité n’ont pas été effectués.