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Covid-19 : les femmes enceintes pourraient transmettre le virus à leur enfant

Crédits : Max Pixel

Alors que la pandémie de Covid-19 continue sa progression à l’échelle mondiale, la science fait régulièrement de nouvelles découvertes. Récemment, une étude italienne indique qu’une transmission du virus d’une mère enceinte à son nouveau-né est possible. Les futures mamans doivent-elles alors éviter d’allaiter leur enfant ?

Une possible transmission in utero

Les femmes enceintes positives au SARS-CoV-2 pourraient transmettre le virus à leur enfant. Cette conclusion est celle du Pr. Claudio Fenizia de l’Université de Milan (Italie). Comme l’indique un communiqué du 10 juillet 2020, l’étude en question a été présentée lors de la 23e conférence internationale sur le sida. Par ailleurs, l’étude a été publiée sur la plateforme medRxiv (pré-publication).

L’étude concerne 31 femmes enceintes portant le SARS-CoV-2 et faisant l’objet d’une hospitalisation. Or, l’équipe de Claudio Fenizia a retrouvé des anticorps spécifiques dans le placenta, le cordon ombilical ou encore le lait maternel de plusieurs de ces femmes. Par ailleurs, l’une d’entre elles portait le virus dans son placenta, son cordon ombilical et même son vagin. Selon les chercheurs, les résultats « suggèrent fortement » qu’une transmission in utero est possible. Toutefois, ces anticorps spécifiques (de type IgM) ne peuvent pas traverser le placenta. Autrement dit, ils ne peuvent pas avoir été transférés de la mère au fœtus. Leur présence semble donc prouver un contact direct du fœtus avec le virus.

Les futures mamans doivent-elles éviter d’allaiter leur enfant ? Crédits : seeseehundhund / Pixabay

« Compte tenu du nombre de personnes infectées dans le monde, le nombre de femmes susceptibles d’être touchées par ce phénomène pourrait être potentiellement très élevé » a indiqué Claudio Fenizia.

Une conclusion non définitive

Toutefois, la conclusion de l’étude n’est pas définitive puisqu’il est trop tôt pour tirer des conclusions sur les risques potentiels. En effet, il faut savoir qu’aucun nourrisson né des 31 participantes n’a été testé positif au coronavirus. Évoquons également le fait que les volontaires en étaient toutes à leur troisième trimestre de grossesse. Or, des études portant sur des femmes enceintes contaminées au début de leur grossesse se déroulent actuellement. Il faudra attendre donc les résultats de ces recherches afin d’en savoir davantage sur les risques et leurs conséquences.

Malgré cette possible transmission in utero, les chercheurs ne vont pas à l’encontre des déclarations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en ce qui concerne l’allaitement. En effet, l’OMS conseille aux mères de continuer à allaiter leur enfant, et ce même si ces dernières sont infectées. L’organisation estime que les nouveaux-nés courent un risque relativement faible face au coronavirus. En revanche, ils sont vulnérables pour ce qui est de nombreuses maladies que l’allaitement est capable d’empêcher.