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Covid-19 : les États-Unis investissent 3 milliards de dollars dans l’élaboration d’un traitement antiviral !

Crédits : jarmoluk / Pixabay

Les États-Unis ont déjà dépensé énormément d’argent pour développer un vaccin contre le coronavirus SARS-Cov-2. Désormais, le gouvernement désire concentrer les efforts sur la mise au point d’un médicament antiviral. Dans le cas où cette entreprise soit couronnée de succès, les premiers traitements pourraient être disponibles fin 2021.

Des essais déjà en cours

La volonté de mettre au point un médicament contre l’actuel coronavirus n’est pas une nouveauté en soi. En avril 2020, Madagascar annonçait qu’un de ses laboratoires y était parvenu. Seulement voilà, le remède en question contenait de l’artemisia (armoise). Il s’agit d’une plante controversée, couramment utilisée dans ce pays contre l’avis de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Si cette affaire est rapidement tombée dans l’oubli, les États-Unis viennent d’annoncer leur volonté d’élaborer un traitement médicamenteux, comme l’explique le New York Times dans un article du 17 juin 2021.

L’annonce émane du département de la Santé et des Services sociaux (HSS). Ce dernier a déclaré avoir l’intention de lancer un programme ayant pour objectif d’accélérer des essais cliniques déjà en cours. Selon les responsables, certains de ces essais auraient eu des résultats encourageants jusqu’ici. Anthony Fauci (voir ci-après), directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, soutien ce programme. L’immunologue semble être un gage de sérieux, dans la mesure où celui-ci a joué un rôle prépondérant dans la gestion de la crise sanitaire aux États-Unis.

Anthony Fauci
Crédits : NIAID/Wikipedia

Un candidat intéressant : le Molnupiravir

Avant l’arrivée de Joe Biden à la présidence des États-Unis, l’administration Trump avait privilégié la piste vaccinale. Pourtant, la mise au point d’un traitement antiviral pourrait lutter contre le SARS-CoV-2 mais également d’autres virus pouvant être responsables de futures pandémies. Dans le cas où le programme débouche sur un tel médicament dans les délais fixés, les premiers traitements devraient apparaître d’ici la fin de l’année 2021. Les États-Unis investiront 3 milliards de dollars dans ce programme. Cette somme viendra s’ajouter aux 18 milliards ayant été alloués à la recherche de vaccins.

Les chercheurs estiment que les premiers jours de la maladie représentent le moment idéal pour lancer la lutte. Le virus se réplique rapidement et l’organisme n’a encore le temps de se défendre. Il serait alors question d’un médicament capable de bloquer la réplication, et donc d’étouffer la maladie dans les premiers stades de son développement. Alors que différents tests peu concluants ont notamment concerné le Remdesivir, les espoirs actuels se portent sur le Molnupiravir, mis au point en 2019 par une équipe de l’Université Emory à Atlanta (États-Unis).

Le Molnupiravir – sous forme de pilule – a déjà montré son efficacité sur des virus responsables de la grippe mais aussi de l’encéphalite équine vénézuélienne. Les premiers tests visant le SARS-CoV-2 sont source d’espoir. Néanmoins, de nouveaux essais cliniques devront confirmer cette tendance au début de l’automne. En cas de résultats positifs, la Food and Drug Administration (FDA) pourrait valider le traitement et ainsi permettre la fabrication de plusieurs millions de doses.