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Covid-19 : le virus peut survivre 3 jours sur du plastique et de l’acier inoxydable

Crédits : Sumisu/Pixabay

De nouvelles recherches ont montré que le coronavirus Covid-19 (SARS-CoV-2) peut rester actif sur certaines surfaces pendant trois jours. Néanmoins, sa charge virale reste particulièrement réduite.

Les particules virales ont tendance à “faire du stop” via de minuscules gouttelettes de salive et de mucus qui se répandent en général sur une distance de 1 à 2 mètres. En cas de toux ou d’éternuements, elles peuvent alors intégrer nos cavités oculaires, nasales ou buccales. Une fois à l’intérieur de notre organisme, les particules virales contenues à l’intérieur bénéficient alors d’un environnement idéal pour entreprendre le processus de réplication.

C’est pourquoi les professionnels de santé conseillent vivement d’éviter les contacts rapprochés avec des personnes susceptibles d’être malades. Par ailleurs, ces derniers se veulent aussi rassurants en expliquant que, sans hôte sur lequel venir s’accrocher, les particules virales ne peuvent en général pas survivre plus de quelques heures. Et dans la très grande majorité des cas, c’est effectivement le cas.

Néanmoins, et compte tenu de l’étonnante rapidité à laquelle ce nouveau coronavirus SARS-CoV-2 tend à se répandre, il est utile de se demander si ces particules n’ont pas développé un moyen de résister davantage à ces conditions sèches. De chercheurs du National Institutes of Health (NIH), une agence du gouvernement américain, se sont penchés sur la question.

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Crédits : _freakwave/Pixabay

Jusqu’à 3 jours sur certaines matières

Dans le cadre de cette étude, ces derniers ont en effet évalué la durée de survie du SARS-CoV-2 sur plusieurs matières. Pour ce faire, ils ont utilisé un nébuliseur (un appareil permettant de transformer certains liquides en un nuage de particules extrêmement fines). Ils ont ainsi pu imiter les projections de micro-gouttelettes d’une personne infectée en train de tousser.

Les chercheurs ont alors découvert que certaines particules virales pouvaient survivre jusqu’à 4 heures sur du cuivre, jusqu’à 24 heures sur du carton, et jusqu’à trois jours sur du plastique et de l’acier inoxydable (bien que la charge virale soit, après 72 heures, considérablement réduite). Une raison de plus, néanmoins, de bien nettoyer régulièrement les poignées de porte et autres mains courantes retrouvées notamment dans les couloirs d’hôpitaux.

Cette étude, dont les détails ont été publiés sur le serveur de préimpression medRxiv, a également révélé que certaines particules du SARS-CoV-2 pouvaient survivre jusqu’à trois heures dans l’air sous forme d’aérosol. Toutefois, on rappelle qu’il n’existe à ce jour aucune preuve attestant qu’une personne ait effectivement été contaminée par ces particules virales restées en suspens dans l’air pendant plusieurs heures.

Une survie comparable à celle du SRAS

Pourrait-on alors attribuer l’étonnante capacité de propagation de ce nouveau coronavirus à cet apparent pouvoir de stabilité hors du corps ? Pas forcément.

Au cours de cette étude, les chercheurs ont en effet remarqué que le germe à l’origine de l’épidémie de SRAS en 2003 – qui a également été testé au cours de l’expérience – a montré une longévité similaire. Ainsi, le temps de survie du nouveau coronavirus hors du corps ne peut visiblement pas expliquer pourquoi il se propage si largement.

« Le 127 HCoV-19 (SARS-CoV-2) a causé beaucoup plus de cas de maladie et entraîné plus de décès que le SARS-CoV-1 126, et il s’avère également plus difficile à contenir. Nos résultats indiquent qu’il est peu probable que la plus grande transmissibilité observée pour le 127 HCoV-19 soit due à une plus grande viabilité environnementale de ce virus par rapport au SARS-CoV-1 », concluent les auteurs.

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