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Covid-19 : la France va tester l’efficacité de la transfusion de plasma de patients guéris !

Crédits : geralt / Pixabay

Un nouvel essai clinique va débuter en France sous la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Il s’agira de récupérer le plasma de patients guéris et de le transférer à des patients malades. Les chercheurs désirent comprendre si les anticorps présents dans le plasma pourraient aider les patients dans un état grave.

Quatre unités de plasma par patient

Le plasma de patients guéris du Covid-19 contient des anticorps agissant contre le virus. Comme l’explique un communiqué publié le 5 avril 2020, un nouvel essai clinique va débuter en France, sous la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) en collaboration avec l’Inserm et l’Établissement Français du Sang (EFS). Cet essai baptisé Coviplasm commencera ce 7 avril 2020 dans trois régions, à savoir l’Île-de-France, le Grand Est, et la Bourgogne-Franche-Comté.

Ainsi, environ 200 patients guéris seront invités à donner 600 ml de plasma (par plasmaphérèse). L’objectif ? Créer 600 unités de 200 ml de plasma. Une seule condition pour les donneurs : faire l’objet d’une guérison depuis au moins 14 jours. La première phase de l’essai concernera 60 patients. Ceux-ci recevront deux unités de plasma au jour 6 de l’apparition des symptômes du Covid-19.

En cas d’absence d’effets indésirables, deux autres unités par patient seront à leur tour administrées, et ce une journée après la première transfusion. Au total, chaque patient recevra quatre unités de plasma. Deux à trois semaines après le début de l’essai, les chercheurs rendront une première évaluation.

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200 patients remis du Covid-19 donneront chacun 600 ml de plasma.
Crédits : ANKAWÜ / Wikipedia

Comprendre la propagation du virus en France

L’essai Coviplasm fait partie d’une étude plus large de l’AP-HP baptisée CORIMUNO-19. Il est question de permettre une réalisation rapide et simultanée d’essais contrôlés randomisés de médicaments. Or, il est question de médicaments immuno-modulateurs à administrer à des patients atteints du Covid-19.

Quant à l’Établissement Français du Sang (EFS), celui-ci va bientôt s’engager avec l’Institut Pasteur mais aussi l’UMR IRD UVE 190 (unité des virus émergents). L’objectif ? Mener des études de séroprévalence afin de suivre l’immunité collective contre le Covid-19. Dans un échantillon représentatif des donneurs de sang venant faire leur don dans une période précise, les chercheurs désirent trouver des anticorps et obtenir une image de la propagation du virus dans notre pays.

À la mi-février 2020 en Chine, les autorités de santé avaient déjà demandé aux personnes guéries du coronavirus de donner leur sang afin d’en extraire le plasma. Le but était déjà de soigner les malades encore dans un état grave.