in

Covid-19 : des masques et des gants dans sept grands fleuves européens !

Crédits :tataks / iStock

Une association de protection de l’environnement a récemment alerté sur une pollution découlant directement de la pandémie de Covid-19. Dans pas moins de sept grands fleuves européens, des masques et des gants ont été retrouvés en quantité non négligeable et de façon systématique.

Un constat préoccupant

La Fondation Tara a mobilisé des chercheurs et des laboratoires en juin 2020, comme l’expliquait Romy Hentinger, la porte-parole de l’association, à France Inter ce 12 juillet 2020. Les militants ont effectué des prélèvements et ont retrouvé des masques et des gants sur les plages et les berges de sept grands fleuves européens. Or, il s’agit d’objets “emblématiques” de l’actuelle crise sanitaire, surtout le masque.

Rappelons au passage que les masques chirurgicaux sont composés de polypropylène. Il s’agit d’un dérivé du pétrole non biodégradable et très compliqué à recycler. Pour l’association, ce constat est préoccupant pour la suite puisqu’il est question d’une rapide fragmentation de ces masques. Par ailleurs, tout porte à croire qu’une partie de ces déchets se trouvent déjà en mer à l’heure actuelle.

masques pollution
Crédits : Flickr / David Leo Veksler

Un risque de pollution aux microplastiques

La porte-parole évoque une pollution concernant sept des neuf fleuves suivants : le Rhin, le Rhône, la Seine, la Garonne et la Loire (France), la Tamise (Royaume-Uni), l’Elbe (Allemagne), le Tibre (Italie) et l’Ebre (Espagne). Cependant, l’exploration des fleuves n’étant pas encore terminée, ces résultats ne sont pas définitifs. Il faut également savoir qu’entre mai et novembre 2019, la goélette scientifique de la Fondation Tara avait déjà exploré ces fleuves. Il s’agissait d’une mission portant sur les microplastiques. Or, l’association avait attesté de leur présence dans la totalité des prélèvements d’eau !

À la mi-mars, nous évoquions déjà la manière dont l’abandon des masques impactait les plages de plusieurs villes chinoises. L’ONG Oceans Asia s’était particulièrement intéressée au cas de Hong Kong, et plus précisément aux îles de Soko. Dans cette zone, les masques représentent une part importante des déchets retrouvés sur les plages depuis l’apparition de l’épidémie de Covid-19.

En mai 2020, un député français avait déposé un projet de loi visant à lutter contre le dépôt sauvage de masques et de gants usagés. Si aujourd’hui, abandonner un déchet dans la rue est passible d’une amende de 68 euros, le montant pourrait donc augmenter dans le cas des objets cités. En effet, la proposition de loi évoque une amende de 300 euros !