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Covid-19 : de premiers cas signalés en Antarctique

Crédits : 12019/Pixabay

Plusieurs cas de Covid-19 ont signalés au sein d’une base scientifique chilienne en Antarctique. Le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 est donc officiellement présent sur tous les continents de la Terre.

On ne sait pas où ni quand est réellement apparu le nouveau coronavirus SARS-CoV-2. En revanche, nous savons que sa propagation a été fulgurante, affectant jusqu’à présent l’ensemble de la planète…. sauf l’Antarctique. Mais ce n’était qu’une question de temps avant que le continent blanc ne soit lui aussi touché.

Les premiers cas de Covid-19 viennent en effet d’être signalés au sein de la base de recherche O’Higgins du Chili, située près de la pointe la plus au nord de la péninsule antarctique. Au total, 36 personnes seraient concernées. Parmi elles figurent plus de deux douzaines de membres de l’armée chilienne, ainsi que dix entrepreneurs civils de maintenance, selon Newsweek.

Ces 36 personnes ont depuis été évacuées vers Punta Arenas, dans le sud du Chili, où elles ont été placées en quarantaine. Aux dernières nouvelles, toutes se portent bien. Entre-temps, une nouvelle équipe a été envoyée sur place. Naturellement, l’ensemble de la base avait été désinfectée en amont, et tous les membres de ce nouveau groupe ont été testés négatifs puis placés en quarantaine avant leur arrivée.

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La base General Bernardo O’Higgins Riquelme, en Antarctique. Crédits : Wikimedia

Des risques à ne pas sous-estimer

Les risques qu’une épidémie plus importante se déclare sur le continent semblent assez faibles, étant donné la nature isolée des stations de recherche. Toutefois, n’oublions pas que si aucun résident permanents ne vit sur place, l’Antarctique accueille chaque année entre 1 000 et 5 000 individus (scientifiques et personnel de soutien). La population culmine généralement pendant les mois d’été, entre octobre et février. C’est pourquoi il était important de juguler cette épidémie au plus vite.

S’adressant à la chaîne ABC australienne, Hanne Nielsen, de l’Université de Tasmanie a décrit les impacts potentiels d’un tel virus sur ce continent. D’après elle, une épidémie pourrait affecter toutes les activités humaines, « de la logistique jusqu’à la prise de décisions de haut niveau » dans les pays d’origine. Elle rappelle également que les hôpitaux et des autres établissements de santé ne sont pas à portée, ce qui augmente encore les risques. Enfin, elle souligne que le virus pourrait affecter la faune locale si les chercheurs entraient en contact avec d’autres espèces locales.

Un autre point potentiellement inquiétant est celui du tourisme. Certains voyagistes prévoient en effet d’ouvrir les réservations pour la saison 2021/2022. Et pour cause, la prochaine éclipse solaire totale, le 4 décembre 2021, ne sera visible que depuis l’Antarctique.