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Covid-19 : comment étreindre les autres sans risque dans le contexte actuel ?

Crédits : PxHere

En cette période de crise sanitaire, se faire la bise ou se serrer la main est devenu synonyme de risque, au grand dam d’une partie de la population. Chacun doit en effet comprendre que cela fait partie des gestes à éviter afin de limiter la propagation du virus. Qu’en est-il de l’étreinte ? Même constat, bien que ne pas pouvoir témoigner son affection soit source de frustration.

Un manque d’affection

Un article publié le 5 août 2020 par NewScientist a relaté un sondage effectué par Tiffany Field de l’Université de Floride (États-Unis). Selon les résultats, 60 % des personnes interrogées ont déclaré se sentir privées de contact humain durant le premier mois du confinement. Or, les chercheurs ont indiqué que ces personnes étaient plus assujetties à l’anxiété, la dépression et la fatigue, mais aussi aux problèmes de sommeil et au stress post-traumatique.

Citons une autre étude prépubliée sur la plateforme medRxiv le 20 mai 2020 et menée par Molly Rosenberg de l’Indiana University School of Public Health-Bloomington. Ces recherches ont permis de conclure que les accolades et autres embrassades sont selon la fréquence, source de bienfaits. Ainsi, les personnes qui s’étreignent souvent bénéficieraient d’une baisse du rythme cardiaque et du taux de cortisol, l’hormone du stress. Il est également question d’une augmentation du niveau d’ocytocine, l’hormone de l’amour.

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Crédits : PxFuel

Le risque zéro n’existe pas

Molly Rosenberg estime que respecter les gestes barrière avec les personnes ne vivant pas sous le même toit est bien la chose à faire. Toutefois, il serait selon elle possible de se toucher en limitant les risques. Le NewScientist a également donné la parole à Linsey Marr, de l’Institut polytechnique de Virginie. L’intéressée évoque la notion de brièveté caractérisant la plupart des étreintes. Or, il s’agirait ici de la clé de la limitation du risque, et ce, à un niveau acceptable.

Toutefois, il n’est franchement pas évident de se représenter une accolade sans risques. Linsey Marr explique tout d’abord qu’il faut absolument proscrire le contact entre les deux visages (bise). Il s’agit donc de prendre l’autre personne dans ses bras, de façon assez brève tout en évitant que les visages se touchent, chacun tournant le sien vers l’extérieur. Par ailleurs, il apparaît aussi prudent de se laver les mains après chaque étreinte.

Malgré ces précautions, insistons tout de même sur le fait que prendre quelqu’un dans ses bras n’est pas sans risque et ne doit pas devenir une routine. Mieux vaut patienter jusqu’à la disparition de l’épidémie avant de recommencer à embrasser ses proches.