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La pandémie de Covid-19 à l’origine d’une augmentation des collisions impliquant avions et oiseaux

Crédits : Maarten Visser / Wikimedia Commons

Avec la fermeture des frontières, notamment pour le tourisme, et la réduction du nombre de vols jusqu’à il y a peu, la nature avait largement repris ses droits durant de longs mois. Les oiseaux ont ainsi eu le champ libre, ce qui a au passage occasionné davantage de collisions avec les avions.

Un retour des oiseaux dans les aéroports calmes

Depuis son apparition en début d’année 2020, le coronavirus SARS-CoV-2 a changé beaucoup de choses dans notre quotidien. La pandémie a également généré des changements en ce qui concerne l’environnement. L’exemple le plus frappant est la réduction passagère de la pollution atmosphérique, celle-ci s’accompagnant toutefois d’une augmentation de l’utilisation des plastiques à usage unique et de la pollution en lien avec les masques de protection.

La fermeture des frontières a logiquement fait chuter le trafic aérien de manière vertigineuse. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes partageaient abondamment la présence d’animaux dans des lieux désormais désertés par les humains. Comme l’explique le Wall Street Journal dans un article du 6 février 2022, les oiseaux font partie de cette nature ayant repris ses droits, notamment grâce au calme soudain des aéroports.

boeing 737 avion
Crédits : Aero Icarus / Wikipedia

Des incidents pouvant être très graves

Le fait est que les aéroports n’ont jamais complètement stoppé le trafic et ont vu se multiplier les risques de collision entre ces animaux et les avions. Josh Franklin de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a expliqué que proportionnellement au nombre de vols, les collisions avec les oiseaux ont plus que triplé durant une année entre les premiers trimestres 2020 et 2021. Or, l’expert estime que cette augmentation des collisions est en corrélation directe avec la baisse du trafic. Il faut dire que cette baisse a engendré une diminution des dépenses allouées au contrôle de la faune sauvage.

Or, les collisions peuvent causer de sérieux dommages aux avions, surtout avec les oiseaux de grande taille. Intervenant la plupart du temps lors des décollages et atterrissages, ces incidents peuvent coûter des millions d’euros en réparation ou, pire encore, générer des accidents très graves L’incident incarnant le mieux ce type de risques n’est autre que celui du vol US Airways 1549 du 15 janvier 2009. L’avion a subi une panne des deux moteurs au-dessus de la ville de New York suite à l’aspiration par ses réacteurs d’oies sauvages peu après le décollage. Le commandant de bord Sullenberger (Sully) a finalement pu amerrir son avion sur le fleuve Hudson après seulement cinq minutes et huit secondes de vol, et ainsi sauver l’intégralité des passagers et personnels de bord.