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Covid-19 : ce laboratoire français a mis au point un traitement prometteur contre la maladie

Crédits : NIH Image Gallery / Flickr

Alors que les vaccins peinent à s’imposer après s’être fait longuement attendre, un laboratoire basé à Nantes affirme avoir élaboré un médicament contre la Covid-19. Il se pourrait que ce traitement fasse l’objet d’une production à grande échelle. Toutefois, il incombe d’attendre le feu vert de l’Agence française du médicament ainsi que les précommandes de l’État français.

Un traitement en cours de validation

Depuis plus d’un an, la pandémie de Covid-19 continue de faire des victimes et de perturber le quotidien des vivants. Depuis janvier 2021, les vaccins sont enfin disponibles mais plusieurs détails  font qu’il ne s’agit pas encore d’une solution à la crise sanitaire, en tout cas en France. En effet, les vaccinations se font par catégories d’âge et les livraisons de doses connaissent des aléas. Citons également l’actuelle polémique autour du vaccin d’AstraZeneca. Évoquons aussi le fait que les personnes actives – c’est-à-dire les travailleurs – ne sont toujours pas concernées par la vaccination.

Face à cette situation, il y a peut-être un espoir. Dans une lettre d’information publiée en mars 2021, le laboratoire Xenothera basé à Nantes a évoqué son médicament contre le coronavirus SARS-CoV-2. Odile Duvaux, présidente de cet établissement, a commenté les résultats de la première phase de l’essai clinique. Selon l’intéressée, le médicament en question est efficace et prétend à recevoir une autorisation temporaire d’utilisation de la part de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

xav-19 médicament Covid-19
Crédits : Xenothera

Une possible fabrication à grande échelle

Le CHU7 de Nantes a dirigé la première phase de l’essai clinique de ce médicament – le Xav-19. Testé sur 398 patients dans 35 hôpitaux, le traitement présente des anticorps polyclonaux. Il s’agit d’un cocktail d’anticorps dont la mission est d’attaquer le coronavirus. Néanmoins, les résultats de la première phase n’ont pas été publiés et Odile Duvaux a expliqué pourquoi dans un article publié par France 3 Régions le 25 mars 2021.

« C’est un principe de précaution qui s’applique un peu partout dans le monde. Pourtant, face à cette épidémie, l’Angleterre et la plupart des autres pays publient les résultats de leurs études dans le mois qui suit la clôture des essais. »

Si Xenothera patiente pour l’autorisation de l’ANSM, elle attend également des précommandes de l’État français et éventuellement d’autres pays. Dans le cas où ces conditions viennent à se réunir, le Xav-19 pourrait bien faire l’objet d’une production à grande échelle. Évidemment, ce traitement ne prévient pas la Covid-19 et n’a pas vocation à se substituer aux vaccins. En revanche, soigner la maladie en cas d’infection est une promesse très intéressante dans le but d’éviter davantage de décès, en attendant que les campagnes de vaccination atteignent leur objectif.