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Coronavirus : son origine animale reste encore un mystère !

Crédits : NIAID

Alors que le coronavirus Covid-19 est désormais au cœur d’une pandémie, des chercheurs continuent d’enquêter sur son origine. Depuis le début de l’épidémie a lieu une petite “guerre” sur une plateforme de pré-publication scientifique. Plusieurs études se contredisent, si bien que l’origine animale du Covid-19 n’est pas prête d’être élucidée.

Des études qui se contredisent

Désormais, la pandémie de coronavirus à l’échelle mondiale s’approche des 95 000 cas pour plus de 3 200 décès. Rappelons tout de même qu’il y a plus de 50 000 cas de rémission. Si les craintes les plus grandes se situent au niveau de la mutation du coronavirus, des chercheurs ont tenté et tentent encore de savoir d’où celui-ci provient.

Les premières études ont évoqué des animaux ayant transité par le marché de Wuhan. Ainsi, les chauves-souris, serpents et autres pangolins ont été considérés comme un réservoir naturel ou comme hôte intermédiaire. Toutefois, les publications se contredisent très souvent. Celles-ci paraissent sur bioRxiv, une plateforme de pré-publication scientifique sortant un peu des sentiers battus. Autrement dit, on y trouve des études non validées par d’autres scientifiques et dont la valeur peut être remise en question.

chauve souris
Crédits : Steve Bourne / Wikipédia

Pangolin ou chauve-souris ?

Au début du mois de février 2020, une étude estimait que le Covid-19 et un coronavirus isolé du Pangolin avaient 99 % de leur génome en commun. Toutefois, une autre étude publiée deux semaines plus tard affirmait que ce n’était pas le cas. Les chercheurs indiquaient qu’il existait une trop grande différence au niveau du domaine de liaison au récepteur de la protéine de surface S (Receptor-binding domain / RBD). D’autres études publiées pratiquement au même moment évoquent également ces souches isolées des pangolins testées. Selon la première étude, le génome serait similaire au Covid-19 à hauteur de 90,23 % et dans la seconde étude ce ratio est de 91,02 %.

Citons les chauves-souris, ayant massivement fait parler d’elles sur les réseaux sociaux. En effet,  celles-ci entrent dans le régime alimentaire de millions de chinois. Toutefois, elles font également l’objet de recherches car partageant une similarité de leur génome avec celui de l’humain, et ce à hauteur de 96 %. Toutefois, les chercheurs se sont montrés clairs. Les différences entre leurs RBD laissent penser que le coronavirus des chauve-souris n’a pas pu infecter les humains sans un hôte intermédiaire. Hors, cet hôte intermédiaire reste un véritable mystère qui pourrait bien ne jamais être élucidé !

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