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Coronavirus : près de 340 000 cas aux États-Unis, un peu d’espoir en France et en Italie, le point sur la pandémie

Crédits :Dr_Microbe / iStock

Les États-Unis, dont la situation s’est considérablement dégradée, semblent se préparer au pire. Cette semaine pourrait en effet être la plus difficile depuis le début de l’épidémie. En Europe, et notamment en Italie, l’espoir d’une amélioration est présent mais reste à nuancer. En France, le nombre de nouvelle personnes admises en réanimation a baissé.

États-Unis : le pire reste à venir

Comme chacun le sait, le président Donald Trump prenait il n’y a pas si longtemps la pandémie de Covid-19 à la légère. Désormais, le chef d’État doit regretter son attitude devant l’incroyable flambée de cas frappant les États-Unis depuis maintenant deux semaines. Désormais, ce pays affiche l’un des bilans les plus sévères de la planète : 337 620 cas confirmés pour 9 643 décès. Si le nombre de décès n’est pas le plus important au monde puisque l’Italie et l’Espagne sont plus gravement touchés, les États-Unis pourraient, à un tel rythme, dépasser ces deux pays dans quelques jours.

Comme l’explique Le Monde, les États-Unis ont rapporté environ 1 200 décès ces dernières 24 heures. Par ailleurs, presque la moitié du total des décès se sont produits dans la ville de New York (plus de 4 200). L’administrateur fédéral des services de santé publique, Jerome Adams, a prédit une « mauvaise semaine« , un moment similaire à Pearl Harbor ou encore le 11 septembre 2001.

US carte coronavirus
Crédits : Johns Hopkins University (JHU)

Une relative stabilisation en Europe

Si aux États-Unis l’ambiance est à la peur, l’Europe commence à entrevoir le bout du tunnel. En Italie, 525 décès ont été rapportés en une journée, c’est-à-dire le nombre le plus faible depuis plus de deux semaines. Le bilan italien se chiffre aujourd’hui à 128 948 cas pour 15 887 décès. Ces signes d’amélioration sont plus relatifs en Espagne, comptant désormais plus de cas que l’Italie, à savoir 131 646 pour 12 641 décès. En France, le dernier bilan fait état de 93 780 cas pour 8 078 décès. Le rythme des décès et des hospitalisations en réanimation semble ralentir mais rien est gagné. Effectivement, la vigilance doit rester le maître mot alors que le pays attaque demain sa quatrième semaine de confinement. En attendant, environ 7 000 patients se trouvent encore en réanimation. À noter qu’un essai clinique avec du sang de ver marin débute ce lundi en France. « Il consiste à administrer aux malades une solution issue du sang d’un ver marin aux propriétés oxygénantes 40 fois plus élevées que nos globules rouges », explique RFI.

La stabilisation de la pandémie en Europe est toutefois assez relative. Si l’Allemagne gère plutôt bien la situation avec un peu plus de 100 000 cas pour « seulement » 1 584 décès, le Royaume-Uni commence à vraiment s’inquiéter. Outre-Manche, le bilan est désormais de 48 440 cas pour 4 934 décès, soit une mortalité dépassant les 10 %. Les Pays-Bas ont également un taux de mortalité similaire avec 18 953 cas pour 1 766 décès. Évoquons également le cas de la Suède désormais beaucoup moins tranquille avec près de 17 000 cas pour 400 décès.

Ailleurs dans le monde

Alors que la situation semble réglée en Chine et en Corée du Sud, celle de l’Iran s’est finalement stabilisée. Le principal foyer de la pandémie au Moyen-Orient compte aujourd’hui 58 226 cas pour 3 603 décès. Par ailleurs, si le virus ne provoque pas une si importante flambée en Afrique, l’Amérique Latine préoccupe un peu plus. Citons par exemple le Brésil, comptant désormais 11 281 cas pour 487 décès.

Enfin, le bilan mondial fait état de presque 1,3 million de cas pour pratiquement 70 000 décès. Plus de 260 000 personnes on été guéries.