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La consommation d’édulcorants augmente le risque de développer un cancer

Crédits : Alina Rosanova / iStock

De nombreux aliments et autres boissons contenant des édulcorants sont disponibles sur le marché et des millions de personnes les consomment de manière régulière. Or, une étude récente affirme que la consommation d’édulcorants est en lien avec une augmentation du risque de cancer.

Une véritable question de santé publique

Les édulcorants sont des produits qui ont le goût de sucre, tout en réduisant ou évitant (selon les types) les apports en calories. Ce genre d’ingrédients se retrouvent ainsi dans de nombreux produits provenant de l’industrie agroalimentaire, avec la promesse d’effets bénéfiques pour la santé. Toutefois, certaines études ont déjà montré que certains édulcorants tels que l’aspartame et le sucralose peuvent favoriser la prise de poids ainsi que l’apparition du diabète de type 2.

En 2018, des travaux menés à l’Université Ben Gourion du Néguev (Israël) apportaient quant à eux une conclusion édifiante. En effet, les édulcorants que contiennent certains aliments, dont les compléments sportifs, sont toxiques pour nos bactéries intestinales. Or, une altération de l’activité microbienne intestinale peut générer une importante somme de problèmes de santé.

Un groupe de chercheurs travaillant pour l’INSERM, l’INRAE et l’Université Sorbonne Paris Nord a par ailleurs publié une analyse dans la revue PLOS Medicine le 24 mars 2022. Or, celle-ci se base sur les résultats de l’étude NutriNet-Santé incluant pas moins de 102 865 adultes depuis 2009. La conclusion de ces recherches est sans équivoque : les individus qui consomment des édulcorants, notamment de l’aspartame et d’acésulfame-K, ont un risque plus important de développer un cancer. De plus, ce risque accru est susceptible de concerner n’importe quelle forme de cancer.

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Crédits : Luis Echeverri Urrea / iStock

Une mauvaise alternative au sucre

Dans le détail, citons une augmentation du risque de 13 % concernant les cancers en lien avec l’obésité chez les plus gros consommateurs d’édulcorants. Le risque est plus important à raison de 22 % au niveau du cancer du sein. De plus, l’étude confirme les résultats d’autres recherches antérieures et permet cette fois d’affirmer formellement que le remplacement du sucre par les édulcorants ne représente pas une alternative positive.

Actuellement, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ainsi que d’autres agences de santé publique ailleurs dans le monde procèdent à une réévaluation des risques concernant les édulcorants. Or, cette dernière étude fournit de nouvelles informations en ce sens. Il est donc possible que dans un futur plus ou moins proche, ce genre d’ingrédients fasse l’objet d’une interdiction au sein de l’industrie agroalimentaire.