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Connaissez-vous Babylab, le laboratoire pour mieux comprendre les bébés ?

Crédits : PublicDomainPictures / Pixabay

1 500 enfants se rendent chaque année au Babylab, un laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique de l’ENS à Paris. Les chercheurs observent leurs réactions pour mieux les comprendre.

Le tout premier Babylab a été créé dans les années 1980 à la maternité Port-Royal, à Paris, puis de nombreux autres laboratoires dédiés aux enfants ont vu le jour dans d’autres grandes villes, internationales comme françaises, même si ces dernières restent les leaders. Le fonctionnement du cerveau des bébés et leurs capacités, c’est ce que les chercheurs tentent de comprendre en observant directement les tout petits.

Mais revenons à celui de l’ENS, où le petit Raphaël de 2 ans est venu participer à une expérience (en vidéo ci-dessous). « Ici, on fait des expériences pour essayer de comprendre le développement cognitif des très jeunes enfants. Par exemple, la manière dont ils apprennent à parler», explique Anne Christophe, la directrice. La mère de l’enfant, Anne-Laure de Vallée, se réjouit qu’il « contribue à sa petite mesure à la recherche scientifique, dans les locaux de Normal Sup en plus! »

L’enfant se retrouve face à un écran sur lequel, par exemple, une femme lui montre une peluche en lui précisant qu’il s’agit d’un « tombé ». Puis deux peluches apparaissent sur l’écran et Raphaël doit reconnaître le « tombé » en question. Grâce à une gommette sur le front du petit, la chercheuse Isabelle Dautriche peut voir vers où son regard se dirige : elle n’a que 4 minutes pour faire ses observations puisqu’un enfant se distrait rapidement. Mais elle révèle tout de même une faille : « un bébé peut regarder une image parce que celle-là lui plaît plus. On essaye d’éliminer un maximum de biais cognitifs ».

La recherche au sein des laboratoires destinés aux enfants a déjà bien avancé : les bébés comprennent bien plus de choses qu’on ne le pense. Ils savent différencier des langues, reconnaître un nom par rapport à un verbe et même presque compter ! « Je suis épatée que mon petit garçon qui n’a pas deux ans, qui n’a pas la parole, dont on ne sait pas ce qu’il comprend, en fait, comprend beaucoup de choses », déclare la mère de Raphaël, fière de son fils.

Sources : AFP, Le JDC.